Les vins de passion

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 7 juin 2009

Château Doyac

Château DOYACHAUT-MÉDOC Château DOYAC

Château DOYAC

(HAUT-MÉDOC)
Earl Max de Pourtalès

33180 Saint-Seurin-de-Cadourne
Téléphone :05 56 59 34 49
Télécopie : 05 56 59 74 82
Email : chateau.doyac@wanadoo.fr
Site : www.chateaudoyac.fr

Belle place dans le Classement 2009. Un vignoble de 25 ha, sur un terroir de sables et d’argile sur un socle calcaire, avec une moyenne d’âge des vignes 20 ans (70% Merlot et 30% Cabernet-Sauvignon). Vous aimerez comme nous ce Haut-Médoc 2006, élevé en barriques durant 12 mois (dont 25 % de bois neuf), riche en arômes, d’une belle structure avec beaucoup d’élégance, aux notes de mûre et de truffe, avec des tanins denses qui commencent à se fondre, de très bonne garde. Remarquable 2005, de couleur pourpre soutenu, d’une belle complexité d’arômes (cannelle, fraise des bois, épices...), un vin intense, riche au nez comme en bouche, aux tanins bien fermes, qui devrait tenir ses promesses. Le 2004, corsé et fort en couleur comme en matière, au nez subtil de fruits à noyau, légèrement épicé, est tout en bouche, de très bonne garde. Le 2003 allie puissance et souplesse, riche et fin, bien structuré, complet et très parfumé, de bouche harmonieuse et persistante. Excellent 2002, de couleur rubis, très bien élevé, aux tanins fermes, dominé par le cassis et les sous-bois. Le 2001 est de couleur grenat foncé, au nez dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, riche et velouté, de bonne bouche. Remarquable rapport qualité-prix.

mardi 11 novembre 2008

Top Lussac Saint-Émilion

Vignobles Jean BOIREAULUSSAC-SAINT-ÉMILION Vignobles Jean BOIREAU

Vignobles Jean BOIREAU

(LUSSAC-SAINT-ÉMILION)
Martine et Christelle Boireau
Les Grands Jays
33570 Les Artigues-de-Lussac
Téléphone :05 57 24 32 08
Télécopie : 05 57 24 33 24
Email : earl-vignobles-boireau@wanadoo.fr
Ou : www.vignobles-jean-boireau.com

Beau Lussac-Saint-Émilion Château Haut-Milon 2005, élevé en fûts, un vin à la robe rubis intense, avec ce nez caractéristique de petits fruits rouges frais (cassis, griotte...), aux tanins denses, tout en nuances, tout en bouche, d’excellente garde. Le 2004 est de belle robe soutenue, bien équilibré, parfumé, alliant finesse et charpente, un millésime très agréable à boire actuellement. Goûtez leur Bordeaux Supérieur Château Les Grands Jays 2005, aux tanins puissants et souples à la fois, d’une belle finale, et leur autre Bordeaux Supérieur Grand Lavergne 2005, parfumé, aux notes de fruits mûrs, un vin riche, au nez intense et complexe (fraise des bois, violette...), de couleur profonde, bien charpenté.

Château CHÉREAULUSSAC-SAINT-ÉMILION Château CHÉREAU

Château CHÉREAU

(LUSSAC-SAINT-ÉMILION)
Scea Vignobles Silvestrini
8 Chéreau
33570 Lussac
Téléphone :05 57 74 50 76
Télécopie : 05 57 74 53 22
Email : vignobles.silvestrini@wanadoo.fr

Au sommet avec ce Lussac-Saint-Émilion 2005, aux tanins fins et présents, riche et parfumé en bouche, bien marqué par son terroir, avec ces notes subtiles de pruneau confit, alliant structure et velouté en bouche, ample et gras. Le 2004 est riche au nez comme en bouche, aux nuances délicates de fraise des bois, d’épices et d’humus, aux tanins très équilibrés et savoureux, de très bonne garde. Le 2003 est classique et puissant, fin, élégant, avec de la matière, de belle couleur soutenue, aux arômes de fruits rouges intenses, d’une jolie finale. Belle cuvée L’Égérie du Château Chéreau 2004, riche en arômes, d’une belle structure avec beaucoup d’élégance, aux notes de fruits, de cannelle et d’humus, très équilibrée au nez comme en bouche, de garde comme son Montagne-Saint-Émilion Château Vieux Moulin de Chéreau. Goûtez le Pomerol Domaine de la Pointe 2004, où le Merlot s’exprime pleinement, un vin aux senteurs de cassis, de mûre, de violette et de truffe, de bouche suave, avec une finale généreusement fruitée.


Château DUMON BOURSEAU MILON

Château DUMON BOURSEAU MILON

(LUSSAC-SAINT-ÉMILION)
Alain Dumon
Malidure
33570 Lussac
Téléphone :05 57 74 63 95
Télécopie : 05 57 74 63 95
Email : ch-dumon-bourseau-milon@orange.fr

Taille en guyot mixte ou double, ébourgeonnage, épamprage, effeuillage mécanique, enherbement et désherbage sous le rang, pratique de la lutte raisonnée... cela explique ce Lussac-Saint-Émilion 2005 (80% Merlot, 15% Cabernet franc et 5% Cabernet-Sauvignon, sols sablo-argileux et argilo-calcaires), médaille d’Argent au Concours de Bordeaux, de couleur grenat, aux tanins équilibrés, au nez subtil dominé par les petits fruits rouges à noyau et les épices, un vin riche et de très bonne garde. Le 2004 est bien typé, corsé, riche en couleur et en arômes, aux notes de fruits macérés en finale, tout en bouche, et s’apprécie très bien aujourd’hui. Le 2003, médaille d’Or au Concours de Bordeaux, est une réussite, avec ces notes de mûre et de griotte, alliant finesse et structure, aux tanins soyeux, de bouche savoureuse et persistante.


Château de La GRENIÈRE

Château de La GRENIÈRE

(LUSSAC-SAINT-ÉMILION)
Odette et Jean-Pierre Dubreuil

33570 Lussac
Téléphone :05 57 24 16 87
Télécopie : 05 57 74 56 28
Email : earl.dubreuil@wanadoo.fr

Une propriété de 10 ha (55% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, 15% Cabernet franc). Ce propriétaire sympathique élève ce Lussac-Saint-Émilion cuvée de la Chartreuse 2005, médaille d’Argent au concours des Vignerons Indépendants 2007, typé comme nous les aimons, très riche, où se mêlent la truffe, le cassis et la cannelle, bien équilibré avec ses tanins savoureux, un vin d’une belle harmonie. Beau 2004, mêlant finesse et charpente, un vin riche, au nez intense et complexe, de couleur profonde, de très bonne garde. Le 2003, aux tanins puissants, bien charpenté, est un vin puissant et structuré, au bouquet subtil et intense à la fois (griotte, cannelle...), tout en persistance, de garde. Le Lussac-Saint-Émilion cuvée Traditionnelle est régulièrement réussi. Beau rapport qualité-prix-typicité.


Château MAYNE-BLANCLUSSAC-SAINT-ÉMILION Château MAYNE-BLANC

Château MAYNE-BLANC

(LUSSAC-SAINT-ÉMILION)
Charly, Anne, Jean et Suzy Boncheau

33570 Lussac
Téléphone :05 57 74 60 56
Télécopie : 05 57 74 51 77
Email : info@chateaumayneblanc.fr
Ou : www.chateaumayneblanc.fr

Incontestablement à la tête de l’appellation. Le terroir est argilo-calcaire, de l’argile blanche avec des bases d’alios, et l’encépagement classique (60% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc). Exceptionnel Lussac-Saint-Émilion cuvée Saint-Vincent 2005, riche en couleur, où se mêlent la truffe, le poivre et la groseille, dense, aux tanins soyeux, bien charnu comme il se doit, épicé en bouche, encore jeune. Le 2004 est gras, aux tanins riches et souples, d’une longue finale au palais, un vin ample et classique des belles réussites dans ce millésime, de bouche chaleureuse, de fort belle évolution. La cuvée Tradition (vignes de 20 à 25 ans en moyenne, élevage une année en barriques de 1 et 2 ans d’âge) est régulièrement très réussie dans les millésimes 2005 à 2000, un vin velouté, bien corsé, de charpente équilibrée et soutenue. Très joli Bordeaux Clairet Roseraie du Mayne, de belle teinte, de bouche florale, un vin franc, fruité, très friand, une valeur très sûre comme leur très bon Bordeaux rouge Château Julien.

samedi 23 août 2008

La typicité des vins du Médoc

Château BEAUVILLAGE

Château BEAUVILLAGE

(MÉDOC)
Éric Bugada
8, rue Hagnac
33340 Couquèques
Téléphone :05 56 41 59 24
Télécopie : 05 56 41 39 76

Propriété familiale depuis trois générations successives de viticulteurs passionnés entièrement dévoués à leur terre (21 ha, vignes de 35 ans, 50% Cabernet-Sauvignon, 50% Merlot noir). Coup de cœur pour ce Médoc cuvée Réservée 2005, de robe rubis intense, aux tanins savoureux, un grand vin puissant mais très fin, tout en velours, très persistant en bouche, au nez complexe où dominent la cerise noire, le cuir et les sous-bois. Excellent 2004, très parfumé (humus, mûre confite), tout en bouche, aux tanins bien présents et très équilibrés, alliant rondeur et charpente, de garde. Remarquable 2003, corsé, de couleur soutenue, très riche, mêlant structure et bouquet, intense au nez comme en bouche (fraise des bois, épices), avec une structure très équilibrée, de très bonne garde.


Château BEJAC-ROMELYS

Château BEJAC-ROMELYS

(MÉDOC)
Sylvie et Xavier Berrouet
4, rue Rigon
33340 Saint-Yzans-de-Médoc
Téléphone :05 56 09 08 21
Télécopie : 05 56 09 08 21
Email : Romelys@wanadoo.fr

Un domaine de 18 ha, sur sol argilo-calcaire. Excellent Médoc 2005, élevé 12 mois en fûts de chêne renouvelés par tiers (70% Cabernet-Sauvignon, 20% Merlot, 10% Petit Verdot), médaille d’Argent au Concours des vins d’Aquitaine, un vin dense où domine l’élégance et la finesse, aux notes de truffe et de fraise des bois, d’un beau rouge profond, riche en bouche, ample et structuré, d’une belle finale et prometteur. Le 2004 est très réussi, coloré, aux arômes de cassis, de griotte et d’épices, corsé, ample, avec des tanins riches, puissant en arômes comme en structure.


Château BOIS de ROC

Château BOIS de ROC

(MÉDOC)
Philippe Cazenave
2, rue des Sarments
33340 Saint-Yzans-de-Médoc
Téléphone :05 56 09 09 79
Télécopie : 05 56 09 06 29
Email : boisderoc@aol.com

Très bien classé. Situés sur de belles croupes caillouteuses, les 16 ha dominent l’estuaire de la Gironde. Philippe Cazenave aime faire des vins à son image, typés, témoignage d’une certaine qualité de vie simple et naturelle. L’élevage se fait traditionnellement en barriques de chêne dont près de la moitié sont renouvelées chaque année. Beau Médoc 2005, d’une belle robe profonde et soyeuse, aux notes de cassis, de pruneau et d’épices, aux tanins riches et savoureux, tout en bouche, un vin ferme et charpenté, de garde. Le 2004 est équilibré, charnu et typé, au nez subtil, aux nuances de cassis, d’épices et d’humus, aux tanins fermes, de bouche puissante. Le 2003, au nez de griotte et de fumé, est riche et gras, tout en nuances aromatiques, aux tanins savoureux, de bonne évolution comme en atteste le 2000, de bouche charnue, tout en arômes, de belle matière.


Château le BOURDIEU

Château le BOURDIEU

(MÉDOC)
Guy Bailly
1, route de Troussas
33340 Valeyrac
Téléphone :05 56 41 58 52
Télécopie : 05 56 41 36 09
Email : guybailly@lebourdieu.fr

Un vignoble de 35 ha planté sur un sol de formation caillouteuse mêlée de sable et d’argile (c’est ce que l’on appelle des “croupes”). Toujours une valeur sûre, ce Médoc 2005 (50% Cabernet-Sauvignon, 50% Merlot), corsé et gras, aux tanins présents et fondus à la fois, un vin intense qui associe puissance et distinction, où dominent les fruits mûrs et le poivre, prometteur. Savoureux 2004, bien corsé, très bien élevé, de robe pourpre, aux tanins soyeux mais bien présents, au nez complexe où dominent le cuir, la framboise et les sous-bois. Le 2003, de très bonne base tannique, gras, très équilibré, est riche et charnu, au nez dominé par le cassis. Le 2002 est d’une belle ampleur et sent la fraise des bois et l’humus.


Château des BROUSTERAS

Château des BROUSTERAS

(MÉDOC)
Renouil Frères

33340 Saint-Yzans-de-Médoc
Téléphone :05 56 09 05 44
Télécopie : 05 56 09 04 21
Email : chateaudesbrousteras@terre-net.fr
Ou : www.chateau-des-brousteras.com

Vignoble de 25 ha (Cru Bourgeois) qui se situe sur une croupe de 15 ha et sur un plateau de 10 ha. Remarquable Médoc Cru Bourgeois 2004, provenant de 50% Merlot, 45% Cabernet-Sauvignon, 5% Cabernet franc, médaille d’Or à Mâcon 2006, d’une belle couleur rubis prononcé, avec des notes de fruits mûrs (cassis et framboise), un vin dense et bien charnu, très équilibré au nez comme en bouche. Le 2003, très structuré, ample, parfumé, est de couleur soutenue. Le 2002 est un vin corsé, très équilibré, au nez épicé. Le 2001 est très agréable, un vin où le gras s’associe à la structure, au nez de cassis, de griotte et d’humus, de très bonne bouche.


Châteaux CASH & CARRYMÉDOC Châteaux CASH & CARRY

Châteaux CASH & CARRY

(MÉDOC)
Président : Patrice Gurria
137, avenue du Président Wilson
93210 Saint-Denis La Plaine
Téléphone :01 55 93 40 90
Télécopie : 01 55 93 40 91


Château CASTÉRA

Château CASTÉRA

(MÉDOC)
J.P Darmuzey

33340 Saint-Germain-d'Esteuil
Téléphone :05 56 73 20 60
Télécopie : 05 56 73 20 61
Email : chateaucastera@compuserve.com
Ou : www.chateau-castera.com

Particulièrement aimé ce Médoc 2005, de belle robe pourpre soutenu, aux notes de truffe et de mûre, légèrement épicé au palais, concentré et charnu, un vin riche en matière, aux tanins équilibrés, ample, ferme et souple à la fois, de garde, naturellement. Le 2004, de belle robe, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs avec des senteurs d’épices, très structuré, aux tanins soyeux, d’une belle charpente, de bonne garde. Beau 2003, un vin riche en couleur comme en charpente, tout en finesse d’arômes, tannique, alliant structure et rondeur, bien représentatif de ce millésime puissant. Excellent 2002, parfumé, aux notes subtiles de petits fruits surmûris, aux tanins fermes et soyeux, de bouche savoureuse, un vin qui s’associe parfaitement avec un gigot.


Château Des GRANGES D'OR

Château Des GRANGES D'OR

(MÉDOC)
Jean-Bernard Lleu
1, rue des Granges d'Or
33340 Blaignan
Téléphone :05 56 41 57 71
Télécopie : 05 56 41 59 15
Email : chateaudesgrangesdor@orange.fr

Domaine de 24 ha 16, lutte raisonnée. Une très jolie place dans le Classement pour ce Médoc 2005, aux notes de cassis mûr et d’épices, un vin puissant et harmonieux, aux tanins fermes, riche en couleur, corsé, de bouche puissante mais très élégante, bien prometteur. Tout en nuances, le 2004, charpenté, aux tanins souples, tout en bouche, est parfumé (fraise des bois, mûre), et commence à très bien se goûter. Excellent 2003, tout en bouche, bien parfumé (cerise confite, sous-bois), généreux et persistant, un vin tout en rondeur, non encore à maturité.


Château les GRAVES de LOIRAC

Château les GRAVES de LOIRAC

(MÉDOC)
M.et Mme Gillet
21, chemin du Centre
33590 Jau-Dignac-et-Loirac
Téléphone :05 56 09 48 97
Télécopie : 05 56 09 48 97
Email : lesgravesdeloirac.chateau@wanadoo.fr

Une exploitation familiale de 8 ha de sol graveleux (66% Cabernet-Sauvignon et 34% de Merlot noir, élevage 8 à 12 mois en fûts de chêne). Beau Médoc 2004, de belle robe pourpre, un vin riche et généreux, ferme, à dominante de pruneau et de cannelle, qui marie élégamment une finesse tannique à une rondeur persistante, de bonne évolution. Le 2003, poursuit une excellente évolution, au nez de petits fruits rouges cuits et de sous-bois, généreux, épicé en finale, aux tanins présents qui commencent à se fondre. Excellent 2002, ferme et parfumé, très classique. Les prix sont toujours très abordables.


Domaines LAPALUMÉDOC Domaines LAPALU

Domaines LAPALU

(MÉDOC)
Jean-Michel Lapalu
1, rue du 19 Mars
33340 Bégadan
Téléphone :05 56 41 50 18
Télécopie : 05 56 41 54 65
Email : info@domaines-lapalu.com
Ou : www.domaines-lapalu.com

Valeur sûre avec leur Médoc Château Patache d’Aux 2005, de jolie robe pourpre, un vin qui révèle un bouquet de notes épicées et poivrées, ample en bouche avec des tanins denses et veloutés, d’une finale persistante. Le 2004 est de couleur pourpre intense, aux notes de cassis mûr et d’épices, un vin chaleureux, aux tanins très harmonieux, de bouche complexe et persistante. Beau Haut-Médoc Château Liversan 2005, tout en couleur et en matière, au nez harmonieux et subtil, avec des notes très caractéristiques et persistantes de cassis, de sous-bois et d’épices, tout en bouche. Excellent 2004, d’une belle robe rubis prononcé, avec des arômes de framboise et de réglisse, dense, corsé, aux tanins bien mûrs, très réussi. Le Haut-Médoc Château Lieujean 2004, un vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, bien équilibré, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente très élégante, de bonne garde. Leur Médoc Château Lacombe Noaillac 2005 est remarquable, de bouche à la fois souple et charnue, aux tanins fermes, bien élevé, au nez complexe, où dominent le cassis mûr et les épices, un vin puissant et harmonieux. Tout en nuances, le 2004 est très agréable, bien fondu, de bonne charpente. Excellent rapport qualité-prix.

Château les MOINES

Château les MOINES

(MÉDOC)
Claude Pourreau

33340 Couquèques
Téléphone :05 56 41 38 06
Télécopie : 05 56 41 37 81

Vignoble de 30 ha (75% Cabernet-Sauvignon, 25% Merlot, avec une moyenne d’âge des vignes de 26 ans, plantées sur une bande de calcaire riche en fossiles). Riche, ce Médoc Prestige 2005, élevé en barriques, corsé, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, charmeur et racé, gras, complexe, de bouche persistante avec ces nuances de fumé caractéristiques, bien équilibré. Le 2004 allie finesse et structure, au bouquet concentré, de couleur profonde, aux nuances épicées, tout en bouche. Le 2003 est de couleur grenat intense, ample et parfumé, aux connotations de petits fruits mûrs (cassis, mûre) et d’humus, un vin corsé, ferme et persistant en bouche.


Château de PANIGON

Château de PANIGON

(MÉDOC)
Georges Dadda

33340 Civrac-en-Médoc
Téléphone :05 56 41 36 00
Télécopie : 05 56 41 36 27
Email : dwl.france@orange.fr

Belle place dans le Classement avec ce Médoc 2005, un vin puissant et corsé, aux notes de pruneau et de sous-bois, de très bonne bouche, bien typé, de couleur grenat, d’une belle concentration aromatique, un cru qui allie distinction et richesse, de garde. Le 2004, de bouche puissante et prometteuse, charnu, aux arômes de sous-bois et de fruits mûrs, riche. Le 2003, intense, au nez de fruits surmûris, est épicé, un vin persistant, charpenté, de bouche souple et bien corsée à la fois, de garde. Remarquable 2001, bien typé comme nous les aimons, très ferme, un vin tannique, de jolie robe, associant structure et élégance, tout en bouche, persistant.


Château la PEYRE

Château la PEYRE

(MÉDOC)
Vignobles Rabiller
Le Cendrayre
33180 Saint-Estèphe
Téléphone :05 56 59 32 51
Télécopie : 05 56 59 32 51
Email : vignoblesrabiller@wanadoo.fr

Un vignoble d’une superficie de 8 ha. Beaucoup apprécié son Saint-Estèphe 2005, un vin dense, et parfumé (griotte, sous-bois), coloré et charnu, aux tanins fermes et délicieux, corsé comme il le faut en bouche et légèrement épicé, généreux, classique de ce millésime, très réussi, de garde. Le 2004 est tout en nuances, très charpenté, savoureux, très équilibré au nez comme en bouche (fruits confits), de très bonne évolution. Le 2003, de belle robe grenat, est un vin charnu, aux arômes d’épices, de fruits rouges cuits et de cuir, aux tanins savoureux. Le 2002 est très réussi, au nez où s’entremêlent des notes de cannelle et de fruits mûrs, riche, d’une belle longueur. Redégusté cette année, le 2000 est remarquable, de très belle robe d’un grenat profond, aux arômes de fruits rouges avec des notes fumées et de réglisse, un beau vin où élégance, équilibre des tanins et persistance sont en harmonie.


Château ROQUEGRAVE

Château ROQUEGRAVE

(MÉDOC)
M.Jean-Bernard Lleu
5, rue de Villeneuve
33340 Valeyrac
Téléphone :05 56 41 52 02
Télécopie : 05 56 41 50 53
Email : chateau-roquegrave@orange.fr

Une place très méritée dans le Classement, grâce à un rapport qualité-prix-régularité exemplaire. On le comprend quand on débouche ce Médoc 2005, un vin de couleur pourpre intense, au nez puissant et subtil à la fois, aux notes de fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe, qui allie concentration aromatique et souplesse en bouche, typé et prometteur. Beau 2004, de bouche classique, corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime riche, persistant, charpenté, au nez de fruits mûrs et d’humus, de très bonne garde. Le 2003 est ample, soyeux, très classique de ce millésime, ferme, très équilibré, un vin tout en bouche, très bien élevé. Le 2002 est tout en couleur et en matière, très typé, au nez subtil, avec ces notes très caractéristiques et très persistantes de fumé et d’épices. Très beau 2001, d’une grande harmonie en bouche, très parfumé (mûre, humus...), ample, séveux, généreux et persistant, aux tanins très équilibrés, d’une finale suave. Remarquable 2000, bien charnu, aux tanins souples et bien équilibrés, au nez intense (mûre, épices), de bouche harmonieuse. Savoureux 99, avec ces arômes présents et subtils de fruits surmûris, ces notes de cannelle, un vin très harmonieux, aux tanins mûrs, très structuré, qui poursuit son évolution. Remarquable 98, fort bien élevé également, très élégant, gras et harmonieux, au bouquet subtil et intense à la fois, aux notes de sous-bois et de fruits rouges frais, de bouche ample et fondue. Le 96 est très ferme, de jolie robe, alliant structure et élégance, parfumé (griotte, humus…), coloré et ample.

Château TAFFARD de BLAIGNANMÉDOC Château TAFFARD de BLAIGNAN

Château TAFFARD de BLAIGNAN

(MÉDOC)
Henri Cadillac
10, rue de Hontane
33340 Ordonnac
Téléphone :05 56 09 00 00
Télécopie : 05 56 09 04 28
Email : contact@taffarddeblaignan.com
Ou : www.taffarddeblaignan.com

Prend du galon dans le Classement 2008, ce qui vient récompenser le travail de ce propriétaire passionné et sympathique, qui propose des vins bénéficiant d’un très beau rapport qualité-prix-typicité. Son vignoble s’étend sur 21 ha sur un sol argilo-calcaire relativement plat par suite des dépôts alluvionnaires des terrasses fluvio-marines de la fin du tertiaire (50% Merlot et 50% Cabernet-Sauvignon à parts égales). Vous aimerez comme nous ce Médoc 2005, de belle couleur rouge grenat, au nez de fruits rouges croquants (framboise, groseille, cassis), avec des nuances épicées en bouche, un vin vraiment réussi, soyeux, de très bonne structure tannique et d’une belle harmonie, avec beaucoup d’élégance, de garde. Beau 2004, d’un beau rouge profond, un vin volumineux en bouche, élégant et complexe, bien typé et classique. Le 2003, bien charnu, est tout en bouche, d’une jolie robe grenat, aux tanins riches et souples à la fois, au nez persistant où dominent des notes de myrtille et d’épices. Le 2002 est de belle couleur, au nez de petits fruits rouges frais, de bouche corsée, ample et riche. Beau 2001, très bien élevé en barriques, charpenté, de bouche dense, aux tanins bien fondus, où s’entremêlent des notes de fruits rouges mûrs et de réglisse. Dans la lignée, son 2000, aux notes de sous-bois, très équilibré au nez comme en bouche, allie charpente et rondeur, avec des nuances de mûre, de garde. Goûtez aussi son excellent second vin, Château Taffard 2005 (vinification en cuves en acier inoxydable, avec contrôle des températures, dont la fermentation alcoolique est suivie de 3 à 4 semaines de macération, puis fermentation malo-lactique après pressurage des marcs) un vin où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche riche et corsée, aux tanins équilibrés et mûrs, d’une finale dense, à déboucher sur un rôti de porc, par exemple.

Château Le TEMPLE

Château Le TEMPLE

(MÉDOC)
Jean-Pierre et Denis Bergey
30, route du Port de Goulée
33340 Valeyrac
Téléphone :05 56 41 53 62 et 05 56 41 52 99
Télécopie : 05 56 41 57 35
Email : chateauletemple@orange.fr

Bien classé, et peut monter. Le vignoble de 26 ha est situé sur une croupe de graves garonnaises et exploité par la famille depuis 3 générations (60% Cabernet-Sauvignon, 35% Merlot et 5% Petit Verdot). On y goûte ce remarquable Médoc Cru Bourgeois 2005, complexe, harmonieux, aux connotations fruitées et épicées, aux tanins riches, un vin de bouche charnue, de garde. Excellent 2001, avec de la matière et des arômes de fruits rouges intenses, tout en matière.


Château La TOUR de BYMÉDOC Château La TOUR de BY

Château La TOUR de BY

(MÉDOC)
Frédéric Le Clerc
5, route de la Tour de By
33340 Bégadan
Téléphone :05 56 41 50 03
Télécopie : 05 56 41 36 10
Email : info@la-tour-de-by.com
Ou : www.la-tour-de-by.com

C’est le petit-fils de l’estimable Marc Pagès, disparu l’an dernier, qui poursuit l’aventure familiale, avec la même passion que son grand-père. Une place toujours très enviable pour ce beau vignoble de 73 ha qui possède un vrai terroir. Savouré sur place, ce Médoc 2006, toujours marqué par ces senteurs très spécifiques de fumé, riche en couleur, au nez délicat où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche puissante, avec des nuances de groseille et de truffe, aux tanins soyeux, charnu comme il se doit, de belle charpente. Superbe 2005, encore fermé, à la fois charnu et distingué, aux notes persistantes de fruits mûrs (cassis et framboise) et de réglisse, un vin qui allie concentration aromatique, ampleur des tanins et distinction en bouche, de belle garde. Le 2004 est particulièrement charmeur, coloré et puissant, aux saveurs fruitées, avec ce nez caractéristique d’épices et de sous-bois, exhalant des notes persistantes, aux tanins présents, prometteur. Le 2003 est de belle robe soutenue et brillante, très riche, d’une jolie concentration d’arômes (cassis, épices…), persistant et très bien équilibré. Le 2002 commence à se découvrir, charpenté, élégant, aux tanins denses, tout en bouche, avec des notes caractéristiques de mûre et de pruneau, de garde. Beau 2001, où l’élégance prédomine, avec ces petites nuances d’humus et de fraise des bois mûre, tout en bouche, très persistant, de couleur pourpre, aux tanins présents et délicieusement fondus, d’excellente garde. Le tout bénéficie d’un rapport qualité-prix-typicité qui devrait faire réfléchir certains crus plus côtés ou médiatiques.


Château VIEUX GADET

Château VIEUX GADET

(MÉDOC)
M. Trento
1, chemin des Chambres
33340 Gaillan Médoc
Téléphone :05 56 41 21 98
Télécopie : 05 56 41 21 98

Un vignoble de 16 ha de vignes âgées de 20 ans en moyenne, dont l’encépagement est composé de 60% Cabernet-Sauvignon et 40% de Merlot. Une réussite avec ce Médoc Cru Artisan 2005, bien élevé en fûts de chêne, charpenté et harmonieux, bien caractéristique de ce que doit être un vin de cette appellation, au nez présent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, aux tanins puissants, gras en bouche, d’une très jolie finale. Riche en couleur comme en matière, le 2003, au nez intense de fruits mûrs et d’humus, est classique, tout en bouche.


jeudi 15 mai 2008

Des recettes simples et gourmandes, des vins superbes... chaque semaine, gratuitement, dans VinoVox

Chaque semaine, gratuitement, recevez dans votre mail, la Newsletter de VINOVOX, le 1er WebVin Magazine

Tarte aux poivrons grillés à l'origan.

Les tartes aux poivrons, les cocas aux poivrons ou les empanadillas , je les aime toutes, une entrée simple et si goûteuse ! Cette fois-ci pour varier encore , j'ai fait une pâte sablée, trés sablée parfumée à l'origan. Si bonne que je l'ai refaite quelques jours aprés :-) La recette :- 125 grs de beurre mou- 40 grs de lait - 240 grs de farine- 1 cc rase de sel- 1 cc d'origan séché- 2 poivrons rouges, 1 vert.- 1 gousse ...

Beaumes-de-Venise Domaine Beauvalcinte

Domaine de 8 ha. Vous apprécierez leur CDR-Beaumes-de-Venise rouge cuvée les Trois Amours 2004, coloré et complexe, avec des tanins fins mais bien présents, dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, un vin ferme et persistant en bouche. La cuvée Mon Trésor 2005 CDR blanc est tout en suavité (pur Viognier, élevage sur lies fines durant 3 mois), un vin parfumé, fin et riche à la fois, avec ces notes subtiles de ...

Domaine du Parandou

Exploitation de 30 ha (3e génération). Très réussi, ce CDR-Sablet rouge 2005 (Grenache, Syrah et Cinsault, vignes de 25 ans en moyenne sur sol argilo-calcaire en terrasses, élevage en cuve béton) est un vin au nez dominé par les petits fruits rouges à noyau et des notes de fumé, bien charnu, riche en bouche, de couleur pourpre. Goûtez le CDR-Village Sablet blanc 2006, aux nuances de fruits secs, alliant rondeur et persistance ...

Soupe glacée de melon au crabe - Pain perdu avec ricotta aux framboises

Je vais enfin pouvoir souffler un peu. Mes mains sont remplies d’ampoules mais je suis satisfaite de mon travail. Mes bacs à fleurs sont installés et non sans peine. Que de monde chez mon pépiniériste préféré !J’ai bien failli en venir aux mains pour repartir avec mes géraniums. Les mauvaises herbes sont éradiquées jusqu’à la fin de la semaine, mon purin d’ortie prêt à intervenir contre les invasions de pucerons, mes petites ...

3 petites verrines sucrées , y'en aura pour tous les goûts !!!!

3 verrines dont les recettes ont été piquées à droite et à gauche : léger , rapide et en individuel ça fait toujours un bel effet .Il y avait dans l'ordre : - les crèmes de nougat sur panna cotta de fruits rouges de chez Au beurre fondu- le tiramisu revisité par Celiael : mousse de marrons sur lit de gaufres belges à la banane , surprenant et divin- la panna cotta de chez Amuses bouche : cardamone , clémentine .Je vous laisse cliquer ...

Vins et Saveurs dans VINOVOX

Voir le site de Millésimes

Voir les Classements 2008 des meilleurs vins de France

Voir VinoVox et s'abonner gratuitement

dimanche 2 mars 2008

Les Premières-Côtes-de-Bordeaux qui comptent

Château ANNICHE Michel Pion 33550 Haux Tél. 05 56 23 05 15 et 05 56 23 32 57 Fax. 05 56 23 35 64 Particulièrement apprécié son Premières-Côtes-de-Bordeaux 2005, coloré, de bouche puissante, aux tanins mûrs, qui sent bon la groseille mûre et l’humus, tout en rondeur, un vin de bonne charpente, structurée et fine à la fois, complexe, de très bonne garde. Excellent 2004, de couleur grenat, avec beaucoup de structure, tout en bouche, bien équilibré, au nez de cerise et d’humus, de charpente très élégante mais puissante. Joli blanc sec 2006, avec ce nez de fruits à chair blanche (pêche de vigne), un vin régulièrement réussi, de bouche flatteuse et florale.

Château BRETHOUS Cécile, François et Denise Verdier 33360 Camblanes-et-Meynac Tél. 05 56 20 77 76 Fax. 05 56 20 08 45 e-mail : brethous@libertysurf.fr www.brethous.com François et Denise Verdier ont acquis la propriété en 1963 et l’ont totalement rénovée. Après de sérieuses études en œnologie, c’est aujourd’hui leur fille, Cécile, qui maintient l’esprit familial et artisanal du respect du client et de la qualité du produit. Leur Premières-Côtes-de-Bordeaux cuvée Prestige rouge 2005, classique, tout en couleur et en matière, au nez concentré, est riche, tout en nuances aromatiques, ferme et soyeux, avec une bouche puissante et persistante. Le 2004 est excellent, intense, de couleur pourpre, d’une grande complexité aromatique. Le 2003 est très bien équilibré, au nez subtil où dominent le cuir et la griotte, légèrement épicé comme il se doit, dense, savoureux, avec des notes de fruits noirs et d’épices, aux tanins mûrs. La cuvée Tradition est régulièrement réussie, plus souple. Remarquable Bordeaux Clairet 2006, à savourer sur un couscous. Formidable rapport qualité-prix et un accueil de premier ordre.

Château GÉNISSON Antoine Arrivet 33490 Saint-Germain-de-Grave Tél. 05 56 76 41 01 Fax. 05 56 76 45 39 Un savoureux Premières-Côtes-de-Bordeaux 2004, aux tanins amples, ferme en bouche, bien élevé, de jolie robe grenat intense, avec ce bouquet complexe où se marient des notes fruitées et de sous-bois, très abordable. Beau 2003, de robe pourpre, au bouquet ample où se marient des notes fruitées et de sous-bois, très bien vinifié, riche et souple. Excellent 2002, charpenté, aux tanins souples, tout en bouche, parfumé (fraise des bois, mûre). Goûtez aussi le Premières-Côtes-de-Bordeaux blanc liquoreux, tout en arômes (brioche, pomme mûre), à la bouche fondue.

Château JOURDAN SCEV Domaine de Gironde GVG - BP 59 33451 Saint-Loubès Tél. 05 57 97 07 20 Fax. 05 57 97 07 27 Au sommet avec ce Premières-Côtes-de-Bordeaux rouge 2004, issu d’un sol de Boulbènes (60% Cabernet franc, 35% Merlot, 5% Cabernet-Sauvignon sur 13 ha, âge moyen des vignes 20 ans, viticulture raisonnée...), médaille de Bronze à Bourg, de jolie robe grenat soutenu, bien charpenté, au nez intense de groseille mûre, harmonieux et bien charnu en bouche. Voir aussi l’article des Bordeaux Supérieur et le Château Sénailhac.

Château du JUGE Pierre Dupleich Route de Branne 33410 Cadillac Tél. 05 56 62 17 77 et 06 12 46 82 68 Fax. 05 56 62 17 59 e-mail : pierre.dupleich@wanadoo.fr www.chateau-du-juge.com Vignoble de 30 ha d’un seul tenant en pente douce orienté sud-sud-ouest (17 ha en rouges, 11 ha en Merlot et 6 ha en Cabernet-Sauvignon, et 13 ha en blancs, dont 8 ha de Sémillon et 7 ha en Sauvignon). On y élève ce Premières-Côtes-de-Bordeaux 2005, de couleur grenat, aux tanins bien présents, riche en arômes, intense au nez comme en bouche, aux nuances de mûre et de poivre, souple, corsé et réussi. Excellent Cadillac 2006, un vin fin et savoureux, ample et velouté, de belle couleur, au nez riche et bien présent dominé par des notes de pain grillé et de petits fruits macérés.

Château LAROCHE Martine et Julien Palau 33880 Baurech Tél. 05 56 21 31 03 Fax. 05 56 21 36 58 Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Martine Palau associe le charme et le talent, et a été la pionnière pour les vinifications en barriques dans son appellation, en laissant s’exprimer au mieux le Merlot, ce cépage qui s’harmonisait parfaitement avec son terroir, et en élevant des vins puissants mais où la finesse et l’élégance sont omniprésentes. On ne peut qu’apprécier son Premières-Côtes-de-Bordeaux Château Laroche Bel Air 2005, au nez subtil où dominent le cuir et la griotte, très aromatique, d’une jolie concentration en bouche, avec des tanins savoureux, légèrement épicé comme il se doit. Remarquable 2004, de belle structure, un vin ample et riche comme nous les aimons, avec des notes de mûre et d’humus, aux tanins équilibrés, de bouche complexe et persistante. Dans la lignée, le 2003, de robe pourpre, intense, aux tanins amples, à la fois riche et souple, très équilibré, très charnu, au nez dominé par les fruits rouges et la truffe, de bouche puissante et fondue à la fois, de belle évolution. Superbe 2001, avec des notes de cassis et de framboise, des nuances finement épicées (cannelle, poivre), un beau vin souple et dense, corsé, avec des tanins mûrs et présents, tout en bouche. Le Château Laroche Bel Air blanc 2006 est superbe, un vin qui a beaucoup de corps et de puissance, d’une grande expression aromatique marquée par des senteurs de fruits très mûrs, puis des notes minérales. Le Château Laroche rouge 2005 est corsé et rond, intense au nez comme en bouche avec des nuances de cerise noire. Très joli Château Laroche blanc 2006, de belle couleur jaune pâle, notes fraîches d’agrumes, arômes délicats de fleurs blanches, bouche parfumée et suave, très bel équilibre entre acidité et fruit, parfait à l’apéritif ou sur des poissons cuisinés. Le Château Laroche rosé 2006, nez intense de petites baies rouges et de framboise, est de bouche gourmande et légère, finale fraîche et suave. Même propriétaire que le Château Pontet-Teyssier à Saint-Émilion, et un formidable rapport qualité-prix-plaisir.

Château de LESTIAC Gonfrier Frères 33550 Lestiac Tél. 05 56 72 14 38 Fax. 05 56 72 10 38 e-mail : gonfrier@terre-net.fr www.gonfrier.fr Le château porte le nom du lieu-dit dont il est originaire. Un domaine de 15 ha sur un terroir de coteaux argilo-graveleux, encépagement 60% Merlot, 40% Cabernet-Sauvignon, et des vignes de 30 ans en moyenne. Savoureux Premières-Côtes-de-Bordeaux cuvée Prestige 2005, d’un beau rouge profond, concentré, ample, velouté et fruité en bouche, avec ses tanins ronds et puissants à la fois, de bouche persistante, un vin qui associe richesse et harmonie, de très bonne évolution. Le Premières-Côtes-de-Bordeaux 2004 est de robe grenat, aux nuances de myrtille et de vanille, aux tanins soyeux et puissants à la fois, complexe.

Château des MILLE ANGES Heater Van Ekris 33490 Saint-Germain-de-Grave Tél. 05 56 76 41 04 Fax. 05 56 76 46 72 Le vignoble de 27 ha est situé sur les collines qui surplombent la vallée de la Garonne. Beau Premières-Côtes-de-Bordeaux 2004, un vin à dominante de Merlot, bien élevé en barriques de chêne dont 1/3 est renouvelé chaque année, charnu, riche en couleur, aux tanins savoureux, au nez intense de fruits cuits (fraise des bois, mûre) et d’humus, tout en bouche, de très bonne garde. Beau 2003, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, est chaleureux, corsé, de très bonne évolution, à déboucher sur un confit.

Voir [le Classement

|http://www.guidedesvins.com/cotes-de-bordeaux.php|fr]

samedi 16 février 2008

Les principaux cépages mondiaux

Associé à un terroir et un microclimat, c'est le raisin ou cépage qui va donner toute sa personnalité à un vin, blanc, rouge, rosé, mousseux ou viné.

Dans la plupart des pays qui nous intéressent, deux grandes familles de raisins existent, le Vitis vinifera et le Vitis labrusca (voir ces mots). En réalité, qu'ils soient nobles ou hybrides, améliorateurs ou grossiers, chaque cépage a sa raison d'être. Certains se plaisent dans les terres pauvres (mica, schiste) et les climats chauds (Syrah, Mourvèdre, Grenache, Cinsault, Zinfandel, Nebbiolo...), d'autres sont capables de s'adapter à des sols et des climats très différents comme le Chardonnay, le Cabernet-Sauvignon, le Riesling, le Merlot ou le Pinot Noir, préférant quand même pour s'exprimer comme ils le méritent des sous-sols complexes où la crasse de fer côtoie le calcaire, la silice ou les graves.

Les “vieux” pays producteurs de vins, notamment ceux de l'Europe, ont eu beaucoup plus l'expérience pour adapter les cépages qui leur conviennent le plus, région par région. Ce n'est pas un hasard si le Pinot noir est le maître incontesté de la Bourgogne, le Mourvèdre à Bandol, le Nebbiolo le roi du Barolo italien, ou le Rheinriesling, le seigneur du Rheingau allemand. Chacun a sa raison d'être, une logique, et correspond parfaitement à sa région. C'est d'autant plus incontestable quand on connaît l'histoire des vignobles, l'influence de l'Eglise et les habitudes gastronomiques.

Les autres pays comme la Californie ou l'Australie ont paré au plus pressé : planter les meilleurs cépages des autres vignobles pour pouvoir être concurrentiels. Si cela fonctionne bien dans la plupart des cas, on se rend parfois compte que ce sont souvent des cépages autres qui donnent à leurs vins leur authenticité.

On le voit, planter du raisin ne doit rien au hasard, et invite à l'humilité en la matière, tant la Nature est omniprésente.

LES PRINCIPAUX CÉPAGES BLANCS

ALBALONGA Croisement Rieslaner et Sylvaner en Allemagne.

ALIGOTÉ Il donne un vin franc, sec et fruité, en Bourgogne et en Bulgarie.

ALTESSE Frais et fin, très parfumé, c’est le cépage traditionnel de Savoie.

ALVARINHO Cépage du Vinho verde (voir Portugal).

ARINTO Bon cépage portugais.

ASSYRTIKO Cépage grec traditionnel.

BARCELOS Cépage du Dao.

BICAL Raisin blanc de Bairrada frais et fruité (voir Espagne).

BOUVIER Cépage autrichien, qui donne des vins assez neutres.

BUAL Le plus typé et le plus riche cépage de Madère (voir ce mot).

CHARDONNAY Le roi bourguignon (et champenois), abusivement planté un peu partout. Très grand cépage, parfaitement adapté aux sols et climats de la Bourgogne, qui, produit incontestablement les plus grands vins blancs secs du monde. Planté dans un bon nombre de pays où il réussit bien comme en Australie, en Afrique du Sud, en Californie, à Chypre, au Canada, au Liban ou en Nouvelle-Zélande.

CHASSELAS Cépage de Pouilly-sur-Loire, du Valais (voir Suisse), du Canada, et de l'Australie.

CLAIRETTE Raisin riche en sucre, connu sutout pour les nombreux vins qu’il produit dans le sud de la France. On en trouve en Nouvelle-Galles du Sud (Australie), en Afrique du Nord et en Afrique du Sud.

COLOMBAR Raisin qui produit un vin maigre et acide, idéal pour la distillation du Cognac et de l’Armagnac. Aussi en Californie et en Afrique du Sud.

CHENIN BLANC Bon cépage, très prisé dans la Loire (Anjou...), bien équilibré en acidité, qui donne des vins francs et demi-secs, et convient aux vins de mousse de la région. Quelques bonnes réussites en Afrique du Sud, dans la Côte Centrale de Californie, au Mexique, et dans la Vallée de Sonoma.

ELBLING Cépage allemand utilisé surtout pour les vins mousseux (voir Sekt). Egalement en Autriche, et en Californie.

FABER Croisement Weissburgunder et Müller-Thurgau cultivé en Allemagne.

FREISAMER Un croisement Sylvaner et Pinot gris, donnant un vin classique, assez neutre (voir Allemagne).

GARGANEGA BIANCO Cépage italien qui sert dans la production du Soave (voir Italie).

GEWURZTRAMINER Excellent raisin, très typé, très aromatique, qui donne des vins épicés, très caractéristiques (voir Alsace et Allemagne, et chapitre L'accord idéal des vins et des mets). On en trouve de très bons en Afrique du Sud, en Roumanie, en Hongrie et en Australie, et de plus courants au Canada ou en Grande-Bretagne.

GLORIA Un croisement Sylvaner et Müller-Thurgau, qui donne des vins frais et légers, manquant parfois d’acidité. On le trouve surtout en Allemagne.

GOUVEIO Variété de Porto blanc.

GRENACHE BLANC Bon cépage qui donne un vin ample et peu acide. France et Espagne, principalement.

GRUNER VELTLINER Bon cépage autrichien, où il donne des vins à la saveur fraîche et fruitée. Egalement en Hongrie.

GUTENBORNER Un croisement Müller-Thurgau et Chasselas (Allemagne).

HARSLEVELÜ L'un des principaux cépages du Tokay hongrois.

HUXELREBE Planté en Grande-Bretagne et en Allemagne. Vins modestes. JACQUÈRE Cépage de Savoie.

LAIREN Le principal raisin blanc de Valdepenas (voir Espagne).

MACABEO Cépage espagnol (Catalogne) utilisé pour les vins mousseux. On le trouve également dans les vins blancs de La Rioja.

MALVOISIE Originaire de Grèce, il apporte structure aromatique et densité aux vins blancs. Il est important dans le Porto, dans La Rioja, en Navarre ou en Catalogne (voir ces pays). Aussi exploité en Californie et à Chypre.

MANSENG Le Gros Manseng et le Petit Manseng, cultivés dans le sud-ouest de la France, donnent le légendaire Jurançon moelleux.

MARIA GOMES Le principal raisin blanc de Bairrada.

MARSANNE Excellent cépage s’il est cultivé comme il le mérite, qui donne des vins riches, pleins et gras; l’un des deux cépages qui servent à produire les rares vins blancs de Châteauneuf-du-Pape et d’Hermitage.

MAUZAC Bon raisin, très typé, avec une bonne acidité naturelle (Gaillac). Il convient d’ailleurs très bien aux vins “perlants”.

MELON DE BOURGOGNE Cépage du Muscadet.

MORIO-MUSKAT Croisement Sylvaner et Pinot blanc (Allemagne).

MOSCATEL Raisin à vin doux, qui donne un vin riche en arômes comme en alcool, au goût très typique.

MÜLLER-THURGAU Cépage créé à Geisenheim en 1882 par le Pr Hermann Müller, qui lui a donné son nom. Très typé, floral et frais, on le trouve très souvent en Allemagne, et, en moindre quantité, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

MUSCAT A PETITS GRAINS Cépage classique de l’Alsace et des vins de Muscat de Beaumes-de-Venise. Egalement au Liban.

MUSCAT OTTONEL Excellent raisin qui donne des vins superbes en Bulgarie et en Hongrie.

MUSCADELLE Cépage que l’on trouve encore en petite proportion dans les vignobles du sud-ouest de la France (Gaillac, Montravel, Bergerac, Bordeaux). Il peut pourtant apporter un “plus” certain aux cépages Sauvignon et Sémillon. Les autres pays où il s'adapte le mieux sont l'Australie et l'Afrique du Sud.

OPTIMA Un croisement Sylvaner, Riesling et Müller-Thurgau (Allemagne).

PALOMINO Le cépage classique du Xérès (voir Espagne). Egalement en Californie et en Australie, où les résultats sont encore bien moyens.

PARELLADA Raisin de Catalogne (voir Espagne).

PEDRO XIMENES Cépage traditionnel espagnol, pour le Xérès, que l'on retrouve au Maroc. On en cultive dans les pays qui font ce genre de vins comme en Californie, en Australie, en Argentine et en Afrique du Sud.

PERLE Un bon croisement Gewurztraminer et Müller-Thurgau cultivé en Allemagne.

PINOT BLANC Caractéristique de l’Alsace, un raisin qui donne des vins fleuris, frais et bien équilibrés. Quelques bonnes réussites au Chili, en Nouvelle-Zélande, au Canada, et aux États-Unis, et d'autres beaucoup plus relatives en Argentine ou au Chili.

POULSARD Méconnu, un excellent raisin propre au Jura, qui produit l’un des plus grands vins rosés (ou gris) de France, très aromatique, suave et persistant.

RABIGATO Portugal. L'un des cépages du Porto.

REICHENSTEINER Un croisement Müller-Thurgau, Madeleine angevine et Calabreser-Fröhlich (Allemagne).

RHODITIS Raisin grec, surtout employé pour le Retsina (voir Grèce).

RIESLANER Comme son nom l’indique, un croisement Sylvaner et Riesling (voir Allemagne).

RKATSITELI Bon cépage bulgare. Egalement en Californie et en Russie.

ROBOLA Bon cépage grec, riche en arômes.

ROUSSANNE Excellent cépage qui donne les rares vins blancs d’Hermitage et de Châteauneuf-du-Pape. RIESLING Remarquable cépage qui peut atteindre les sommets en Alsace et en Allemagne (Rheinriesling). Très sec, très typé, très floral au nez comme en bouche, il s’adapte également parfaitement aux fameuses “vendanges tardives”, quand il est récolté à surmaturité. On en fait d'excellents en Afrique du Sud, en Californie, en Australie, en Hongrie et en Bulgarie.

SAUVIGNON Le raisin de prédilection des vins de Sancerre et de la Loire (Anjou...), très sec, très fruité, très frais. Il donne des vins plus ronds dans les régions plus “chaudes” comme le Bordelais ou dans les appellations du sud-ouest de la France. Allié au sémillon et vendangé tardivement, il donne les grands vins liquoreux (Sauternes). Très planté, on en trouve en Californie, en Australie, en Afrique du Sud, en Grèce, en Turquie, en Argentine et en Nouvelle-Zélande.

SAVAGNIN Le raisin du vin jaune du Jura, extrêmement typé, qui produit un vin d’une lente évolution.

SAVATIANO Raisin grec, qui entre dans l’élaboration du Retsina.

SCHEUREBE Bon croisement Sylvaner et Riesling, parfois assez neutre (voir Allemagne).

SCHONBERGER Un croisement Spätburgunder/Chasselas rosé/Muscat Hamburg cultivé en Allemagne.

SÉMILLON Remarquable cépage de référence des grands liquoreux bordelais (Barsac, Sauternes, Loupiac, Cérons...). Bien cultivé en Australie.

SEPTINER Bon croisement Gewurztraminer et Müller-Thurgau, qui produit un vin suave et parfumé (voir Allemagne).

SERCIAL Raisin traditionnel de Madère.

SYLVANER Cépage alsacien. Egalement en Autriche, au Chili, en Argentine, en Hongrie, en Turquie et en Californie.

UGNI BLANC Un raisin qui donne un vin franc, léger et assez neutre, idéal pour élaborer le Cognac. Egalement en Bulgarie, en Italie, au Brésil, au Chili, en Argentine, à Chypre, et en Australie.

VERDELHO Bon cépage de Madère (voir Portugal).

VERDICCHIO Raisin classique de l’Italie, qui donne un vin frais et léger, dans la région des Marches (voir Italie).

VIOGNIER L’unique cépage des appellations Condrieu et Château-Grillet (voir La Vallée du Rhône).

VIURA Raisin espagnol qui produit des vins frais et fruités, à boire jeunes.

WURZER Croisement du Gewurztraminer et du Müller-Thurgau, exploité en Allemagne.

XARELLO Cépage utilisé dans l’élaboration des vins mousseux de Cava (voir Espagne).

LES PRINCIPAUX CÉPAGES NOIRS

AGUA SANTA Cépage espagnol, coloré et riche en alcool.

ALVAREHAO Une variété de Dao aussi cultivée pour le Porto.

AZAL Cépage typique du Vinho Verde (voir Portugal).

BAGA Bon raisin portugais, corsé et aromatique, qui peut donner d’excellents vins de garde.

BARBERA Bon cépage italien, qui donne des vins classiques de la Péninsule, souples et fruités.

BASTARDO Raisin traditionnel du Porto et du Dao.

BLAUFRANKISCH Raisin assez neutre que l’on trouve en Autriche.

BORRACAL Cépage classique du Vinho Verde.

CABERNET FRANC Excellent cépage bordelais (surtout dans le Libournais), qui donne des vins très aromatiques. Regrettable qu’il soit systématiquement remplacé par le Cabernet-Sauvignon, notamment dans les autres régions bordelaises. Egalement en Bulgarie, à Chypre, en Californie et en Australie.

CABERNET-SAUVIGNON Ce cépage, la grande référence bordelaise, est souvent abusivement employé à tort et à travers dans le monde entier, faute d'originalité ou de qualité des terroirs. Assez résistant, il donne des vins tanniques, très structurés, riches, austères dans leur jeunesse, mais garants d’un potentiel d’évolution exceptionnel. De bons vins issus de ce cépage en Afrique du Sud, en Californie (pas tant que cela), au Chili (un bon nombre) et en Bulgarie.

CAMINA Bon croisement Portugieser et Pinot noir (voir Allemagne).

CANAIOLO NERO L’un des cépages du fameux Chianti (voir Italie).

CARIGNAN Raisin qui ne possède pas réellement ses lettres de noblesse dans le Languedoc, donnant un vin alcoolisé, manquant d’arômes. On le trouve également en Espagne, en Afrique du Nord, en Afrique du Sud et en Californie.

CASTELAO Raisin de Bairrada (voir ce mot).

CINSAULT Bon raisin de la vallée du Rhône et de Provence, qui donne des vins fins, de belle robe, très aromatiques. Il s’associe parfaitement au Grenache et au Mourvèdre. Se plaît bien en Afrique du Nord comme en Afrique du Sud.

CORVINA Raisin italien, qui donne des vins puissants, intenses en couleur comme en structure.

DECKROT Un croisement Portugieser et Teinturier Färbertraube, cultivé en Allemagne.

GAMAY Le raisin qui donne toute sa mesure quand il est vinifié en macération carbonique (Beaujolais). De bons résultats en Bulgarie.

GARNACHA TINTA Cépage espagnol caractéristique, riche et alcoolisé.

GRACIANO Un autre bon cépage espagnol, qui donne des vins colorés et parfumés, bien tanniques.

GRENACHE Le raisin de prédilection des crus de La Rioja et des grands vins de Bandol, des crus de la vallée du Rhône, de l'Afrique du Nord et du Chili. Il apporte structure, puissance et concentration aromatique. Moins réussi en Californie ou en Argentine.

LAMBRUSCO Raisin typiquement italien, qui donne son nom au vin d’Émilie-Romagne.

MALBEC Dénommé aussi Cot ou Auxerrois, c’est le raisin classique des vins rustiques (dans le bon sens) du sud-ouest de la France, notamment à Cahors ou dans les Premières-Côtes-de-Bordeaux. Il donne des vins riches, colorés et tanniques, d’évolution relativement lente. De très bonnes réussites en Afrique du Sud comme en Australie.

MAZUELO Cépage espagnol, qui donne des vins puissants, bien équilibrés en tanins.

MERLOT Fragile, c’est la référence incontestable de la région libournaise (Pomerol...), où il atteint les sommets. Il produit un vin coloré, très aromatique, savoureux, intense au nez comme en bouche, de belle évolution. Egalement en Californie, en Afrique du Sud, en Australie et en Roumanie.

MONASTRELL Cépage espagnol que l’on exploite surtout dans les régions du Penadés et de Valdepenas.

MONDEUSE Le raisin classique savoyard, fin et fruité, léger, qui donne un vin très aromatique. On le trouve en Suisse.

MOURISCO SEMENTE Raisin surtout cultivé à Porto.

MOURVÈDRE Excellent cépage des grands vins de la vallée du Rhône (Châteauneuf-du-Pape, Gigondas...) et de Bandol. Riche, puissant, très parfumé, il s’associe parfaitement au Cinsault et au Grenache. On le trouve également en Espagne.

NEBBIOLO Son nom provient du mot “nebbia”, qui désigne le brouillard d’automne italien. C’est le très grand raisin de la région piémontaise (le Barolo...), et d’une bonne partie des plus grands vins italiens, dont le Barbaresco. Très parfumé, suave, intense, il produit des vins de belle garde.

PALOMINO Le cépage de référence du Xérès (voir Espagne). Réussit bien à Chypre.

PETIT VERDOT Cépage du bordelais, qui réussit assez bien en Afrique du Sud, et au Chili.

PINOT MEUNIER Assez neutre, on le trouve surtout en Champagne. PINOT NOIR Le roi bourguignon (et champenois). Richesse aromatique, intensité et suavité en bouche. Des vins de très belle évolution. Difficile d’en attendre autant quand on essaie de le planter ailleurs (confer Introduction), même si les réussites (rares) sont bien réelles en Afrique du Sud, et , dans une moindre mesure, en Californie.

PRIMITIVO Bon cépage italien, qui donne des vins colorés et puissants.

RAMISCO Le cépage de Colares (près de Lisbonne), qui donne des vins riches en tannins, austères, très lents à se faire (voir Portugal).

RONDINELLA Cépage italien (Valpolicella).

SANGIOVESE Principal cépage du Chianti. Il donne des vins souples et parfumés, de bonne évolution.

SOUZAO Très bon cépage de Porto, qui donne des vins riches en couleur comme en arômes.

SYRAH Originaire de Perse (Chiraz), c’est le raisin de référence des grands crus de la vallée du Rhône, notamment des Côte-Rôtie et Hermitage. Il donne des vins intenses, tanniques, concentrés, riches, très parfumés, d’excellente évolution. De belles réussites en Algérie, en Afrique du Sud, en Californie et en Australie.

TANNAT Originaire du Pays basque, il donne des vins tanniques et typés, de lente évolution (Madiran...).

TEMPRANILLO Bon raisin du Rioja, qui donne des vins intenses, riches et fins à la fois, de couleur soutenue (voir Espagne). Important en Argentine.

TINTA AMRARELA Cépage classique du Porto.

TINTA BARROCA Raisin qui produit un vin tannique et intense, surtout cultivé dans le Douro (voir Portugal). Bons résultats en Afrique du Sud.

TINTA CAO L’un des meilleurs cépages du Porto.

TINTO ARAGONES Un des cépages du Vega Sicilia (voir Espagne).

TINTORERA Cépage traditionnel de la région de Valdepenas.

TOURIGA NACIONAL Cépage classique du Porto, aussi utilisé dans le Dao, qui donne des vins puissants, concentrés en arômes comme en structure, de garde.

TROLLINGER Raisin du Wurtemberg (voir Allemagne).

VINHAO Raisin du Vinho Verde, coloré et très alcoolisé.

XYNOMAVREO Cépage grec qui produit le Naoussa.

ZINFANDEL Excellent cépage qui donne des vins savoureux et parfumés en Afrique du Sud et en Californie, certainement parmi les meilleurs vins de ces pays, avec une originalité qui leur est propre. Plus modeste au Canada et au Mexique.

Millesimes

vendredi 15 février 2008

Le millésime 2007 fait honneur aux vrais terroirs

Brigitte Dussert : le millésime 2007 a été critiqué dès le mois de septembre, avant les vendanges, notamment à Bordeaux ? Qu’en-est-il ?

Patrick Dussert-Gerber : c’est navrant. Je l’ai déjà écrit dans mon Blog, début Février : on juge sans savoir, sans avoir rien goûté, pas enquêté, pas suivi l’évolution des raisins, ni les vendanges, ni les sélections, pas vu les efforts des hommes, les éclaircissages, ni les tris, rien compris à l’influence des terroirs cette année, celle du calcaire ou des graves en sous-sol, rien vu de le réactivité du Cabernet-Sauvignon, pas saisi la résurgence de l’acidité, pas assimilé ce long cycle végétatif, ni les vinifications… Il y a des critiques trop imbus d’eux-mêmes qui disent n’importe quoi, ils se sont découverts à cette occasion..

D’une manière générale, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le millésime 2007 est relativement classique. Il faut comprendre que, ces dernières années, nous nous sommes habitués à goûter des millésimes “très chauds” dû, au réchauffement climatique peut-être, en tout cas à des millésimes particulièrement précoces. Les viticulteurs se sont habitués à récolter des raisins très mûrs, il y a même eu des millésimes très atypiques comme le 2003, voire le 2005, même si c’est un grand millésime. On a oublié que les grands vins français avaient -aussi- besoin d’une bonne acidité.

Les vins ne doivent pas être alcoolisés, j’ai le recul de trente années d’expérience professionnelle et, que ce soit dans la Loire ou à Bordeaux, on ne faisait pas de vins ultra-concentrés, trop riches. Même à Châteauneuf du Pape, voire en Languedoc, où les vins sont charnus et colorés, ils doivent conserver et associer finesse et densité, et ne pas être uniquement des vins gorgés d’alcool, trop capiteux.

Ce sont ces qualités qui caractérisent les vins français, par rapport aux vins américains ou espagnols qui sont des vins plus lourds par manque d’un équilibre d’acidité.

Souvent, on oublie que ce sont les meilleurs terroirs qui donnent l’acidité. Dans un millésime plus délicat comme le 2007, on va se rendre compte que dans les territoires de Bordeaux, de Bourgogne ou de Champagne, les vins les plus réussis, les plus grands, seront les vins issus de vrais terroirs qui assimilent la différence climatique, où la vigne a eu le moins de stress hydrique, et c’est ce qui fait toute la différence.

C’est un millésime qui fait honneur aux grands terroirs, si vous avez de vieilles vignes en coteaux, sur des croupes ou sur des plateaux avec un bon terroir filtrant, vous aviez tous les atouts pour faire un très bon 2007. Par contre, si les terres sont trop riches ou dans les bas-fonds, dans un millésime comme 2007, cela ne pardonne pas. C’est vrai dans tous les vignobles.

Brigitte Dussert : vous voulez dire que c’est un millésime où l’on n’avait pas droit à l’erreur ?

Patrick Dussert-Gerber : cela veut tout simplement dire qu’il faut vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours différencier chaque millésime, lui rendre son style, et les techniques ostentatoires ne servent pas à grand-chose si l’on n’a pas un terroir. La priorité, c’est laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature, en l’accompagnant quand il le faut.

Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.

Des millésimes comme ce 2007 permettent de cadrer le monde du vin. Ils remettent les “pendules à l’heure”. Pas question de jouer les apprentis chimistes dans un millésime comme celui-ci, c’est le travail dans les vignes, la force des terroirs et l’assiduité des vignerons qui font le succès. C’est beaucoup trop facile de réussir un 2005. Savoir élever un vin, c’est réussir son 2007.

D’ailleurs, les vins typés, de toute la France, que l’on goûtait il y a 25 ans n’ont pas tellement changé, ils étaient bons et ils le sont toujours, avec cette empreinte très forte de leur terroir.

Brigitte Dussert : le terroir, le talent des hommes, les soins apportés aux vignes... sont donc les “secrets” d’un beau 2007 ?

Patrick Dussert-Gerber : l’élégance prime cette année. Tout le monde apprécie en effet de déboucher des vins qui s’accordent parfaitement aux mets et ne sont pas lourds, des vins aromatiques mais pas surpuissants.

C’est aussi cela la force des vins français, on se fait plaisir à table, on ne les boit pas en-dehors des repas, comme un whisky ou un cognac, à l’apéritif ou en digestif comme le font les américains ou les asiatiques.

Nous revenons, avec les millésimes 2006 et 2007, à des vins élégants. Ceux qui ne connaissent pas bien la force des terroirs français se méprennent avec le 2007, il ne faut pas oublier que c’est toujours le mois de septembre qui fait le vin à Bordeaux et non pas le mois d’août, et je précise aussi que la notoriété de tous nos vins typés français, c’est leur élégance, leur finesse et non leur concentration.

Ce seront donc les grands terroirs qui feront les meilleurs 2007, mais pas uniquement les plus connus, car il y en a de beaux terroirs partout dans le bordelais : en Côtes de Bourg, à Blaye, en Bordeaux Supérieur, à Montagne Saint-Émilion... Les vignes plantées n’importe où, dans les palus du Médoc ou les plaines sableuses de Saint-Émilion ne donneront qu’un tout petit millésime 2007... C’est normal, la nature reprend ses droits, et c‘est très bien comme cela.

Et puis, à l’exception de territoires bien spécifiques propices au Merlot (certains vins du Libournais seront remarquables), le 2007 est surtout le millésime du Cabernet-Sauvignon, mais aussi du Cabernet franc, un cépage difficile comme le Petit Verdot, qui se sont particulièrement bien exprimés cette année.

Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir.

Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70% de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs.

Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100% en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Les années trop chaudes n’arrangent rien.

Ce 2007 laisse s’exprimer en priorité le fruit. Je n’aime pas goûter les vins trop jeunes, mais je l’ai fait cette année pour vérifier, au hasard des fûts. J’ai constaté avec plaisir que les vins ne sont pas masqués par le bois, cela prouve qu’il y a une structure réelle.

C’est vrai que ce 2007 demande du savoir-faire, et ne pas mettre le vin 100% en barriques neuves, préférer des barriques de peu de chauffe et oublier les barriques en chêne américain... Il fallait adapter la vinification et l’élevage pour garder le fruit et la finesse du vin, c’est tout un art, j’en conviens, et c’est cela que j’admire et respecte.

Millesimes

jeudi 31 janvier 2008

La vérité sur la qualité du millésime 2007

Soyons clair : tout le monde se rappelle du temps exécrable de Juin à mi-aout 2007. Concernant la qualité du millésime, on pouvait s'attendre à une année très médiocre, qualitativement et quantitativement. Évidemment, quelques "devins", par mauvaise foi et/ou par ignorance, des "confrères"... se sont empressés de déniger le millésime. Pourtant, le mois de septembre a été déterminant. Voici ce qu'il faut donc retenir, succinctement, dans toute la France :

1/. Les régions qui feront un grand millésime sans problème sont la Provence, le Rhône et le Languedoc, grâce au beau temps et surtout au mistral.

2/. Les vins blancs secs, partout, ont toutes les chances d'êtres superbes, à Chablis comme à Sancerre.

3/. Les liquoreux, Sauternes en tête, mais aussi les vins de Loire, seront exceptionnels, tant les vendanges tardives l'ont effectivement été, par la force des choses.

4/. Les vins rouges des régions où la qualité globale sera la plus "délicate" sont globalement ceux de la Loire, de la Bourgogne et de Bordeaux. Là, seuls les meilleurs vignerons, dans le strict sens du terme, c'est-à-dire ceux qui surveillent la vigne de près, ont réussi des prodiges, que cela plaise ou non.

Pour Bordeaux, j'y vis, donc j'ai suivi toutes les étapes du 20 août à la fin octobre, à l'inverse de quelques idiots qui parlent d'un salon parisien ou de New-York... J'ai déjà goûté à Saint-émilion, dans les Graves... Eh bien, le 2007 sera un millésime où il y aura de tout. Pour les hommes et les femmes les plus rigoureux, ce millésime est vraiment savoureux, un vin de plaisir, un vin de vigneron, un vin de talent. Je ne résiste pas à vous passer l'interview par mon épouse, Brigitte, de mon ami Olivier Bernard, du prestigieux Domaine de Chevalier, qui sait de quoi il parle :

“C’est indéniable, c’est cette belle arrière-saison qui a fait le millésime. Tout a progressé doucement, nous donnant le temps d’attendre. Au Domaine de Chevalier, nous avons vendangé, les premiers Merlots début octobre et les derniers Cabernets-Sauvignons (superbes) le 17 octobre, ce qui est très tard. Nous avons assisté en 2007 à un cycle végétatif très long de 7 mois, du début avril à fin octobre. C’est ce long développement qui a été très positif pour le raisin. Dans les vignobles de l’hémisphère sud il fait parfois trop chaud, le cycle est très court, le raisin est rapidement “cuit ” et les baies sont souvent ramassées à des degrés trop élevés. Pour que les peaux s’affinent et que les tanins s’adoucissent, il faut un cycle long, une progression douce, constante, sans excès. Nous avons la chance, ici, d’avoir les conditions climatiques idéales pour faire de grands vins. Il faut un parfait équilibre naturel entre fraîcheur nocturne et ensoleillement le jour, brouillard le matin et sécheresse au zénith. Autant, il faut de grands années chaudes pour faire de grands rouges, autant pour les blancs, les années trop chaudes ne sont pas favorables. Le 2007 sera l’un des plus grands Domaine de Chevalier Blanc. Une très bonne acidité, beaucoup de fraîcheur, un équilibre magnifique qui promet de la complexité et de l’élégance, une explosion de fruits (pamplemousse, rose, citron, coing, ananas), un vin très complet, une grande expression du millésime.”

Recevez notre Newsletter hebdomadaire sur l'Actualité des Vins : www.vinovox.com

samedi 12 janvier 2008

La famille Capdemourlin

La famille CAPDEMOURLIN s’est installée à Saint-Émilion au XVI ème siècle. Une vente de vin de 1647 atteste de leur présence. Travailleurs passionnés Jacques CAPDEMOURLIN et son fils Thierry ont à cœur de faire prospérer l’héritage familial. Le patrimoine s’est agrandi avec l’acquisition de plusieurs Grands Crus Classés et d’un Montagne Saint-Émilion. Toujours dans un souci de qualité, ce patrimoine architectural a été entièrement rénové et s’est doté de technologies les plus innovantes qui en ont fait l’un des fleurons de la région. Jacques CAPDEMOURLIN veut mettre en avant la qualité de ses produits : des vins à forte personnalité, très marqués par leur terroir respectif, de longue évolution. Château BALESTARD LA TONNELLE Grand Cru Classé : situé au sommet d’un coteau argilo-calcaire, aux portes de la cité médiévale de Saint-Émilion, ce beau vignoble de 10,6 hectares bénéficie d’une situation privilégiée. Son encépagement est constitué de 70% de Merlot, 25% de Cabernet Franc et 5% de Cabernet-Sauvignon. L’âge moyen des vignes est de 33 ans. La vinification liée aux techniques modernes se poursuit en barriques neuves pour 50%. L’élevage en fûts dure 18 mois. Ce Grand Cru Classé est d’un beau rouge sombre, avec des arômes soutenus de fruits mûrs, séduit par ses tanins bien fondus, sa générosité, sa complexité, son côté racé et sa persistance en bouche. Des vins de longue garde faisant indubitablement de ce cru l’un des plus grands vins de la région. Château CAP DE MOURLIN Grand Cru Classé : cet autre Grand Cru Classé est le plus ancien de Saint-Émilion et porte le nom de famille depuis son origine. Le vignoble de 14 hectares est situé sur les pentes nord de Saint-Emilion où il bénéficie d’un terroir argilo-calcaire avec des sables sur fond d’alios. L’âge moyen des vignes est de 34 ans, et l’encépagement est composé de 65% de Merlot, 25% de Cabernet-Franc et 10% de Cabernet-Sauvignon. Le vin reçoit les mêmes soins attentifs de vinification et d’élevage. Le vin est complexe et élégant, avec des tanins bien fondus, des arômes soutenus, beaucoup de finesse. Château PETIT FAURIE DE SOUTARD Grand Cru Classé : c’est en 1850 que ce vignoble fut détaché du grand domaine de Soutard. Les 8 hectares de cette magnifique propriété sont plantés sur un point culminant du plateau de Saint-Émilion. Il est complanté de 65% de Merlot, 30% de Cabernet franc et 5% de Cabernet-Sauvignon. De nombreux travaux de rénovation ont été réalisés dans le cuvier et le chai à barriques et les aménagements extérieurs faisant de cette propriété un véritable petit « bijou ». Le vin d’un beau rouge sombre, charpenté, avec des tanins boisés bien présents, très aromatique et ample en bouche avec de la persistance, ne cesse de surprendre. Château ROUDIER Montagne Saint-Émilion : cette grande propriété de 42 hectares dont 30 de vignes (65% de Merlot, 25% de Cabernet-Franc et 10% de Cabernet-Sauvignon) a très longtemps appartenu à la famille Berthon dont Jacques CAPDEMOURLIN est le descendant. L’une des grandes valeurs sûres de son appellation Montagne Saint-Émilion. Noté depuis 10 ans par un groupe de journalistes, le Château ROUDIER est sorti dans les cinq premiers de son appellation. Fermer cette fenêtre

lundi 31 décembre 2007

VinoVox, c'est parti !

Le voilà, le résultat de notre force sur Internet. Le 1er vrai magazine du Vin sur le Web, alimenté par des centaines d'articles, de liens, de flux, de reportages, de présence sur le terrain... C'est -une nouvelle fois- du jamais vu, gratuit et unique ! Le mieux, c'est que vous alliez voir : Vinovox

samedi 29 décembre 2007

Me rejoindre sur My Space

J'ai ouvert mon espace sur My Space en Novembre. Il est personnel, c'est-à-dire que j'y aborde mes passions, notamment l'art contemporain (mon épouse Brigitte et moi projettons l'ouverture d'un "espace" d'art moderne à Auros), la musique, le cinéma et la littérature. Plus d'une centaine d'ami(e)s (112, à ce jour) sont déjà venus me rejoindre, français, italiens, américains, canadiens, belges, artistes, compositeurs, peintres..., j'ai déjà réservé des tableaux, hésite sur une sculpture, ai promis d'aller voir un concert... On se doute que c'est un média exceptionnel pour tisser des liens et partager son expérience. Très agréable, très enrichissant. Le Net, c'est cela, avant tout.

vendredi 16 novembre 2007

Mes coups de cœur en Côtes de Provence

Voir le Classement Voir les Sélections de MILLESIMES

Château de BRÉGANÇON Jean-François Tézenas 639, route de Léoube 83230 Bormes-les-Mimosas Tél. 04 94 64 80 73 Fax. 04 94 64 73 47 e-mail : chbregancon@terre-net.fr www.chateaudebregancon.com Au sommet. Vignoble de 50 ha (Cru Classé). Vaste demeure du XVIIe siècle et ancienne ferme du marquisat de Brégancon, depuis 1816, le domaine se transmet de père en fils. Sol argilo-siliceux-minéral. Beau Côtes-de-Provence cuvée Prestige rouge 2004 (50% Cabernet-Sauvignon et 50% Syrah, 12 mois en barriques), de robe foncée, au nez puissant où se mêlent les épices et les fruits rouges, ample et solide, riche en structure, à ouvrir sur une daube. Le blanc cuvée Prestige 2005, issu des cépages Rolle (70%) et Ugni blanc (30%), tout en finesse aromatique, au nez comme en bouche (pêche, tilleul...), suave et complexe, d’une très jolie finale.

Château de CABRAN Jean-Louis Monzat de Saint-Julien et hoirie Christiane de Saint-Seine 83480 Le Puget-sur-Argens Tél. 04 94 40 80 32 Fax. 04 94 40 75 21 e-mail : cabran@wanadoo.fr Une référence avec leur Côtes-de-Provence rouge cuvée de la Vigne Haute 2005 (60% Mourvèdre et 40% Cabernet-Sauvignon), très bien élevé 16 mois en cuves et en barriques de chêne neuves pendant 6 mois, un vin de bouche charnue, de belle robe grenat, riche et structuré, au nez persistant où dominent des notes de cassis et de griotte, d’excellente évolution, à ouvir sur une daube. Leur autre Côtes-de-Provence rouge cuvée de la Muraille 2005 allie rondeur et structure. Très joli rosé cuvée du Pont Romain 2006 (40% Grenache, 25% Syrah, 25% Mourvèdre et 10% Cinsault), de belle teinte, tout en bouche, fruité, aux notes de framboise et de rose, à déguster sur des sardines grillées. Le blanc cuvée des Restanques, provenant d’une fermentation en fûts de chêne, est très charmeur, richement bouqueté, élégant, de bouche persistante.

Châteaux ELIE SUMEIRE Famille Sumeire Château Coussin Sainte-Victoire 13530 Trets Tél. 04 42 61 20 00 Fax. 04 42 61 20 01 e-mail : sumeire@chateaux-elie-sumeire.fr www.chateaux-elie-sumeire.fr Les vignobles Sumeire s’étendent sur 300 ha, avec un âge moyen de 30 ans. Labourage et travail à l’ancienne, puis des vendanges manuelles expliquent ce très beau Côtes-de-Provence Coussin Sainte Victoire rouge 2003, aux notes de cassis surmûri et de cuir, de bouche très corsée, de très bonne garde. Savoureux Coussin Sainte Victoire blanc 2005, avec ces arômes de fruits mûrs, de pain grillé et de fleurs, alliant nervosité et gras. Le rosé 2005 est d’un bel équilibre. À ses côtés, leur autre Côtes-de-Provence Château Maupague 2004, issu d’un terroir d’éboulis et de colluvions d’argiles ou de grès, de robe pourpre et profonde, avec ce nez intense de fruits rouges et d’épices aux accents de garrigue, de bouche très soyeuse et ample, parfaitement équilibré, idéal sur une bécasse. Le rosé est de belle teinte, à la fois souple et friand. Provenant de leur vignoble de Cuers, le Château L’Afrique rouge 2000 est superbe, charnu, de bouche parfumée, au nez de violette et de fruits rouges surmûris le tout dans une présentation particulièrement soignée.

Domaine HOUCHART Vignobles Jérôme Quiot Avenue Baron-le-Roy, BP 38 84230 Châteauneuf-du-Pape Tél. 04 90 83 73 55 Fax. 04 90 83 78 48 e-mail : quiot.jeromevig@avignon.pacwan.net La famille Quiot (Châteauneuf-du-Pape Domaine du Vieux-Lazaret) possède cette propriété au pied de la Montagne Sainte-Victoire, située sur un plateau, au milieu d’un vaste épandage de cailloutis calcaires descendus de la montagne. Beau Côtes-de-Provence rosé (47% Grenache, 21% Syrah, 14% Mourvèdre, 18% Cinsault), d’une belle robe rose clair, aux arômes fruités de fraise, de pêche blanche, de pâte d’amande et une certaine minéralité due à son terroir particulier. Le Rouge 2004 (45% Grenache, 25% Syrah, 18% Mourvèdre...), dense et parfumé (cassis, poivre) est un vin aux tanins soyeux, aux notes d’épices.

Domaine du JAS D’ESCLANS Matthieu et Gwenaëlle De Wulf Route de Callas 83920 La Motte Tél. 04 98 10 29 29 Fax. 04 98 10 29 28 e-mail : mdewulf@terre-net.fr www.jasdesclans.fr Le domaine ( 50 ha, Cru Classé), mentionné dans les archives au XIIIe siècle, figure sur les cartes de Cassini de 1740. Le mot Jas est synonyme de Mas et de bergerie. Le terroir argilo-calcaire, caillouteux, est pauvre en humus. Très beau Côtes-de-Provence rouge cuvée du Loup 2004, élevé en barriques, un vin ferme et dense, au nez de cassis mûr, charnu, de robe pourpre soutenu, intense en bouche, aux tanins très structurés, qui demande d’être attendu un peu pour profiter de son potentiel réel. Joli rosé Jas 2005, d’une belle harmonie, un vin au nez intense et complexe, riche et tout en finesse, à déboucher sur des gambas. Beau blanc cuvée du Loup 2005, l’un des meilleurs dégustés cette année, avec des notes de noisette, avec un bel équilibre entre la fraîcheur, la rondeur et le fruité, un vin tout en nuances, très charmeur. Le tout a quand même été récompensé par 36 médailles aux différents concours en 3 ans dont 11 médailles en 2006, ce qui n’est pas rien, et conforte sa place dans notre Classement.

Château MAÏME Jean-Louis Sibran 83460 Les Arcs Tél. 04 94 47 41 66 Fax. 04 94 47 42 08 e-mail : maime.terre@wanadoo.fr www.chateaumaime.com Le vignoble s’étend sur 32 ha de vignes situées sur un terrain mica-schisteux en partie haute et argilo-sableux en partie basse. Beau Côtes-de-Provence cuvée Véronique rouge 2003, aux notes de cassis, de prune et d’épices, coloré, ferme, aux tanins riches et savoureux, qui commence à peine à s’ouvrir, de bouche soyeuse et intense. La cuvée Raphaëlle rouge 2005 (90% Syrah et 10% Carignan), coloré, souple et corsé à la fois, de bouche puissante aux nuances de griotte. Excellent blanc 2005, un vin de jolie teinte, très parfumé avec des nuances de pêche et de bruyère, ample, vraiment réussi comme ce rosé 2005, aux notes aromatiques de pêche et de groseille, long et équilibré, vif et velouté à la fois, d’un très bel équilibre et d’une ampleur aromatique très séduisante.

Domaine de la MALHERBE Mme Ferrari Route du Fort-de-Brégançon 83230 Bormes-les-Mimosas Tél. 04 94 64 80 11 Fax. 04 94 71 84 46 e-mail : chateaumalherbe@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/chateaumalherbe À la tête des Premiers Grands Vuins Classés, dans les 3 couleurs, ce qui est rarissime. Ici, face au fort de Brégançon, dans un site sauvage et unique, on savoure des vins rares et splendides. Mme Ferrari, charmante, s’occupe de ses crus avec passion et talent, secondée par l’efficace œnologue Jean-Jacques Coll, et le contenant est à la hauteur du contenu puisque les vins sont présentés dans des bouteilles d’un vert sombre qui préserve leurs robes délicates des ultraviolets, avec un ruban cacheté à la cire (à la main), un habillage personnalisé pour ces vins d’exception, tout en élégance, à l’image de leur propriétaire. On s’attache à développer ici une politique qualitative extrême, en laissant s’exprimer au mieux les grands cépages provençaux, qui, dans ce contexte, prouvent qu’ils sont capables de rivaliser avec d’autres, plus réputés (voir article Talent). Splendide Côtes-de-Provence Malherbe rouge 2004, issu d’une longue fermentation avec pigeage, puis élevé en foudres de chêne, très traditionnel, marqué donc par des cépages comme on devrait en voir plus souvent, les remarquables Syrah (70%) et Mourvèdre (30%), un vin très typé et charpenté, encore bien jeune, aux arômes de fruits cuits (cerise noire, groseille...), de cannelle, légèrement poivré, riche et coloré, de belle teinte grenat, dense au nez comme en bouche, à savourer sur un gigot. Le Malherbe Blanc de blancs 2005 fait partie des très grands vins de France, issu d’un pressurage direct en grains ronds des cépages typiques Rolle, Sémillon et Ugni blanc, élevé sur lies fines, d’une grande complexité d’arômes où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, harmonieux en bouche, opulent et suave, et d’une grande finale, parfait sur une viande blanche comme sur un homard. Exceptionnel Malherbe rosé (40% Tibouren, 40% Cinsault et 20% Grenache), provenant d’une courte macération après éclatement des raisins, un vin marqué par une formidable suavité, gras et parfumé, d’une grande intensité aromatique au nez où dominent les fruits mûrs, la rose et la pivoine, puissant, d’une grande persistance en bouche, toujours hors normes. Autre richesse de la propriété, ce Pointe du Diable rosé 2004 (50% Cinsault, 40% Grenache et 10% Cabernet, par saignée après courte macération), un vin très bien équilibré, d’une belle harmonie, tout en fruité et en finesse, souple, aux arômes de fleurs et de fruits secs. Le Pointe du Diable rouge 2003 (60% Syrah et 40% Grenache, élevage en foudres de chêne), de belle robe grenat, aux notes de truffe et de mûre, allie charpente et souplesse en bouche, un vin aux tanins riches. Exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir, qui ferait rougir d’autres crus plus connus et beaucoup plus chers. Du très grand art.

LES CELLIERS DE RAMATUELLE 83350 Ramatuelle Tél. 04 94 55 59 05 Fax. 04 94 55 59 06 e-mail : cellier-de-ramatuelle@wanadoo.fr www.cellier-de-ramatuelle.com Leur vignoble couvre 440 ha dont 360 qui produisent des Côtes-de-Provence. Beau Côtes-de-Provence rouge La Soyeuse de Ramatuelle 2004, élevé en fûts de chêne, dense, aux arômes de fruits cuits et d’épices, riche et coloré, de belle teinte grenat, dense et puissant au nez comme en bouche, d’excellente garde comme le prouve le 2003. Séduisant blanc 2004, où se mêlent des notes d’amande et de chèvrefeuille, de bouche complexe, d’une jolie persistance, un vin suave, à ouvrir sur des crustacés. Très joli rosé La Soyeuse de Ramatuelle 2005, sec et suave à la fois, l’un des meilleurs de l’appellation, floral, distingué, alliant finesse et structure, idéal sur une cuisine légèrement épicée.

Château RASQUE Gérard Biancone Route de Draguignan 83460 Taradeau Tél. 04 94 99 52 20 Fax. 04 94 99 52 21 e-mail : chateaurasque@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/chateaurasque À la tête des Premiers Grands Vins Classés, et toujours dans les 3 couleurs. “Notre atout, c’est notre terroir, précise Gérard Biancone, nous sommes sur les derniers plissements alpins et nos sols où le fer n’était pas encore apparu à l’époque du secondaire sont des terroirs très propices et favorables aux blancs et aux rosés. Nous cultivons l’ensemble des sols à l’outil “à l’ancienne”, nous “chaussons” puis “déchaussons” au printemps, pour laisser ces sols des hauts plateaux du Var s’exprimer au mieux. Des sols argilo-calcaires à forte dominante calcaire, qui présentent un aspect rocailleux. C’est ce qui confère ce caractère opiacé à nos vins, cette belle finale poivrée. L’altitude de nos vignes est aussi un atout qualitatif, nous nous situons entre 250 et 300 m d’altitude et sommes ainsi dégagés de toutes les entrées marines, l’environnement est donc très sec. Grâce au fait d’être en coteaux et en collines dominantes nous avons la chance que nos vignes soient ventilées en permanence, ce qui permet d’obtenir des raisins très sains de façon plus naturelle. Dans l’extension de Rasque, nous avons acheté Puyloubier, une propriété au pied de la Montagne Sainte-Victoire, où nous produisons des rouges et des blancs, et le Domaine de l’Hermitage Saint-Pons à Figanières, tout près de Draguignan, de 24 ha de vignes, où nous produisons exclusivement des rosés. Nous sommes heureux d’atteindre l’objectif que nous nous étions fixé il y a déjà 20 ans : produire des vins de qualité qui expriment le terroir provençal.” Superbe Côtes-de-Provence rouge Pièce Noble 2003, issu pour 60% de Syrah et 40% de Grenache (vinification traditionnelle et mise en foudres de chêne durant 13 mois), un grand vin charmeur et volumineux, avec des notes de violette et de réglisse, riche en couleur, classique et concentré, alliant finesse et structure, ample, de très bonne garde. Superbe rosé cuvée Alexandra 2005 (50% Grenache sur sol argilo-calcaire très caillouteux et 50% Cinsault sur sol argilo-calcaire), d’une couleur très délicate, un vin très fin, sec et gras à la fois, avec une belle robe rose pivoine et des arômes fins de fruits exotiques qui développent au palais beaucoup d’élégance, tout en bouche. Exceptionnel Blanc de blancs 2005, marqué par son terroir et son cépage Rolle (sur sol argilo-calcaire très caillouteux, macération à froid pendant 4 à 6 heures, fermentation à basse température pendant 8 à 12 jours), présenté dans une bouteille très raffinée, un vin ample, charmeur, d’un bel or vert, fruité aux accents de citron et d’agrumes, avec ces nuances de fleurs blanches et de miel d’acacia, est de bouche puissante et persistante, très élégante.

Domaine de RIMAURESQ William Wemyss Route Notre-Dame-des-Anges 83790 Pignans Tél. 04 94 48 80 45 Fax. 04 94 33 22 31 e-mail : rimauresq@wanadoo.fr www.rimauresq.fr Domaine (Cru Classé) de 36 ha d’un seul tenant, âge moyen de la vigne 40 ans, sol schisteux et cristallin avec des parties sablonneuses ou caillouteuses, terres acides avec peu de matière organique. Excellent Côtes-de-Provence blanc 2004, très marqué par le Rolle (90% et 10% Ugni blanc), d’une rondeur agréable, tout en finesse aromatique (fleurs fraîches, tilleul...), complexe au nez comme en bouche, à ouvrir avec un poisson de source. Puissant “R” de Rimauresq 2001, de robe grenat soutenu aux reflets carmin, un vin avec beaucoup de structure, dense en bouche, très harmonieux, au nez où prédominent les fruits macérés, aux tanins riches. Le rouge Classique 2003 est riche en couleur, corsé, charpenté, qui sent bon les fruits mûrs et les sous-bois, à déboucher sur une pintade rôtie.

Domaine de la ROUILLÈRE Presqu’île de Saint-Tropez Route de Ramatuelle 83580 Gassin Tél. 04 94 55 72 60 et 04 94 79 20 60 Fax. 04 94 55 72 61 e-mail : contact@domainedelarouillère.com www.domainedelarouillere.com Domaine de 40 ha de vignes. Très séduisant Côtes-de-Provence rouge Grande Réserve 2003, de jolie robe pourpre intense, puissant en bouche, aux tanins fermes et bien équilibrés, aux notes de fruits rouges mûrs caractéristiques (griotte). Tout en bouche, le Grande Réserve blanc 2004 est un vin fin, où la suavité vient épauler une finale aromatique, très réussi comme ce Grande Réserve rosé 2005, aux nuances d’agrumes, tout en fraîcheur.

Domaine SAINT-JEAN DE VILLECROZE M. Carouso 83690 Villecroze Tél. 04 94 70 63 07 Fax. 04 94 70 67 41 e-mail : contact@domaine-saint-jean.com www.domaine-saint-jean.com Au sommet, également. Le domaine s’étend sur 80 ha de collines recouvertes de vignes et d’oliviers, de forêts de pins parasols et de chênes truffiers. Le vignoble de 46 ha, sous culture biologique depuis 3 ans, est constitué de 3 sites distincts (2 sur l’aire d’appellation des Coteaux-Varois, le 3e sur celle des Côtes-de-Provence). Vous aimerez comme nous ce beau Côtes-de-Provence rouge 2004, marqué par son Cabernet-Sauvignon, de belle robe soutenue, aux notes de mûre et d’épices, alliant charpente et souplesse en bouche, aux tanins riches, auquel il faut laisser le temps de se fondre, à ouvrir avec un gigot à la ficelle. Coup de cœur encore pour le rosé 2005, l’un des meilleurs dégustés cette année dans l’appellation, distingué, de belle teinte, légèrement épicé, de bouche charnue et persistante, vraiment très agréable. Le blanc 2005 est dans la lignée, a des arômes d’agrumes frais, un vin de bouche persistante, suave et puissant, d’une très belle finale aromatique, vraiment savoureux, à déboucher aussi bien sur un bar que sur du veau grillé. Nombreuses médailles reçues et méritées, et un remarquable rapport qualité-prix-plaisir.

Château SAINT-MAUR M. Patricot Route de Collobrières 83310 Cogolin Tél. 04 94 54 63 12 Fax. 04 94 54 00 63 e-mail : chateau.saint-maur@wanadoo.fr www.chateausaintmaur.com Toujours très bien classé. Cette propriété familiale depuis 4 générations s’étend sur 75 ha. Beau Côtes-de-Provence rouge cuvée Excellence 2003, un vin de couleur soutenue, au nez de cassis et d’épices, aux tanins mûrs et puissants à la fois, bien ferme, un vin qui supporte une cuisine bien relevée. Savoureux rosé 2005, tout en subtilité, friand et souple, très réussi comme ce blanc, avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des notes persistantes de fruits mûrs et de chèvrefeuille.

Domaine LA SANGLIÈRE Rémy et Olivier Devictor 3886, route de Léoube 83230 Bormes-les-Mimosas Tél. 04 94 00 48 58 Fax. 04 94 00 43 77 e-mail : remy@domaine-sangliere.com www.domaine-sangliere.com Une place très enviable dans le Classement pour ce domaine de 42 ha, idéalement situé. On se fait vraiment plaisir avec ce Côtes-de-Provence cuvée Prestige rosé 2005, au nez de rose et de garrigue, délicat, franc, développant en bouche des arômes puissants de fruits frais, une touche épicée, un vin ample et fruité. Le blanc Prestige 2005 est tout aussi séduisant, avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs (pêche, mangue) et de bruyère, harmonieux en bouche. Remarquable rouge 2004, au nez de fruits mûrs, de bouche à la fois puissante et ronde, aux tanins fermes et enrobés, parfait sur une daube.

Domaine de la SAUVEUSE José Salinas Grand Chemin Vieux 83390 Puget-Ville Tél. 04 94 28 59 60 Fax. 04 94 28 52 48 e-mail : info@sauveuse.fr Incontestablement au sommet. Le domaine a adopté intégralement le mode de production biologique afin d’obtenir la certification Ecocert. On ne peut qu’apprécier son Côtes-de-Provence cuvée Carolle 2004, élevé 12 mois en barriques, riche et coloré, aux arômes de fruits mûrs et d’épices, aux tanins souples et bien présents à la fois, où prédominent en bouche la groseille confite et l’humus, un vin qui mérite un peu de patience pour profiter de son potentiel réel. Le Côtes-de-Provence cuvée Philippine 2004 est coloré, un vin corsé, aux tanins fondus, au nez dominé par la griotte, la réglisse et l’humus, d’évolution prometteuse. À leurs suites, cet excellent rosé cuvée Carolle 2005 (Syrah, Cinsault et Grenache, issu d’une macération pelliculaire, un vin de saignée), au fruité concentré, avec des nuances de pêche, d’abricot, et une note épicée, de teinte soutenue et de bouche savoureuse, à ouvrir sur un couscous. Le blanc cuvée Carolle 2005 est issu de macération pelliculaire longue, un assemblage de Rolle et d’Ugni blanc et d’un élevage sur lies en barriques neuves de chêne avec des bâtonnages fréquents, dense et parfumé, frais et suave à la fois, un vin qui dégage de subtils arômes d’amande et de tilleul, tout en harmonie, ample, d’une jolie finale, à déboucher sur une rascasse.

Domaine des TOURNELS Laurent Bologna 83350 Ramatuelle Tél. 04 94 55 90 90 et 04 94 55 90 80 Fax. 04 94 55 90 99 Classé 1er Grand Vin. Un domaine de 60 ha de vignes. Beaucoup apprécié ce Côtes-de-Provence rouge Hauts des Tournels 2000, racé et concentré, à dominante de fruits rouges surmûris et de sous-bois, un vin très riche, aux tanins puissants et mûrs à la fois, de très bonne évolution. Beau rosé cuvée Spéciale 2005, aux nuances de fleurs et d’épices, associant richesse et souplesse, de bouche fruitée, parfait sur des rougets. À la suite, la cuvée Spéciale blanc 2005 est un vin épanoui, légèrement épicé, de robe légère, avec ce nez de fleurs fraîches, associant nervosité, suavité et belle finale au palais, une réussite.

dimanche 11 novembre 2007

Les meilleurs Médoc de l'année

Voir le Classement

Voir aussi

Château BEAUVILLAGE Éric Bugada 8, rue du Hagnac 33340 Couquèques Tél. 05 56 41 59 24 Fax. 05 56 41 39 76 Son Médoc cuvée Réservée 2004 nous a beaucoup plu, un vin très parfumé (humus, mûre confite), tout en bouche, aux tanins bien présents et très équilibrés, alliant rondeur et charpente, de garde. Remarquable 2003, corsé, de couleur soutenue, très riche, mêlant structure et bouquet, intense au nez comme en bouche (fraise des bois, épices), avec une structure très équilibrée, de très bonne garde comme Le 2002, puissant, tout en bouche.

Château BOIS DE ROC Philippe Cazenave 2, rue des Sarments 33340 Saint-Yzans-de-Médoc Tél. 05 56 09 09 79 Fax. 05 56 09 06 29 e-mail : boisderoc@oal.com Situés sur de belles croupes caillouteuses, les 16 ha dominent l’estuaire de la Gironde. Philippe Cazenave aime faire des vins à son image, typés, témoignage d’une certaine qualité de vie simple et naturelle. L’élevage se fait traditionnellement en barriques de chêne dont près de la moitié sont renouvelées chaque année. Le tout donne ce Médoc 2004, un vin équilibré, charnu et typé, au nez subtil, aux nuances de cassis, d’épices et d’humus, aux tanins fermes, de bouche puissante, de garde. Beau 2003, au nez de griotte et de fumé, riche et gras, tout en nuances aromatiques, aux tanins savoureux, de garde. Le 2002 est parfumé, aux notes de fruits mûrs, tout en bouche, et le 2001 excellent, de bouche fondue, aux tanins très équilibrés, légèrement épicé, persistant, de très bonne charpente, à ouvrir avec des côtes d’agneau.

Château LE BOURDIEU Guy Bailly 1, route de Troussas 33340 Valeyrac Tél. 05 56 41 58 52 Fax. 05 56 41 36 09 e-mail : guybailly@lebourdieu.fr www.lebourdieu.fr Un vignoble de 35 ha planté sur un sol de formation caillouteuse mêlée de sable et d’argile (c’est ce que l’on appelle des “croupes”). Très bien classé avec ce Médoc 2004 (50% Cabernet-Sauvignon, 50% Merlot), bien corsé, très bien élevé, de robe pourpre, aux tanins soyeux mais bien présents, au nez complexe où dominent le cuir, la framboise et les sous-bois. Le 2003, de très bonne base tannique, gras, très équilibré, est riche et charnu, au nez dominé par le cassis. Excellent 2001, idéal avec une oie rôtie aux marrons.

Château des BROUSTERAS Renouil Frères 33340 Saint-Yzans-de-Médoc Tél. 05 56 09 05 44 Fax. 05 56 09 04 21 e-mail : chateaubrousteras@terre-net.fr Vignoble de 25 ha (Cru Bourgeois) qui se situe sur une croupe de 15 ha et sur un plateau de 10 ha. Remarquable Médoc 2004, provenant de 50% Merlot, 45% Cabernet-Sauvignon, 5% Cabernet franc, d’une belle couleur rubis prononcé, avec des notes de fruits mûrs (cassis et framboise), un vin dense et bien charnu, très équilibré au nez comme en bouche. Le 2003, très structuré, ample au nez comme en bouche, parfumé, est de couleur soutenue. Le 2001 est très agréable, un vin où le gras s’associe à la structure, au nez intense de cassis, de griotte et d’humus, de très bonne bouche.

Château CASTÉRA J.-P. Darmuzey 33340 Saint-Germain-d’Esteuil Tél. 05 56 73 20 60 Fax. 05 56 73 20 61 e-mail : chateaucastera@compuserve.com www.chateau-castera.com Toujours très bien classé. On le comprend quand on débouche ce Médoc 2004, de belle robe, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs avec des notes d’épices, très structuré, aux tanins soyeux, d’une belle charpente, de bonne garde. Beau 2003, un vin riche en couleur comme en charpente, tout en finesse d’arômes, tannique, alliant structure et rondeur. Le 2002, parfumé, aux notes subtiles de petits fruits surmûris, aux tanins fermes et soyeux, est de bouche savoureuse, et s’associe parfaitement avec un salmis de palombes.

Château GRANGE D’OR Antoine Medeville 1, rue des Granges D’or Lieu-dit Jean Bernard 33340 Blaignan Tél. 05 56 41 57 71 Fax. 05 56 41 59 15 Domaine de 24 ha 16, lutte raisonnée. Coup de cœur pour son Médoc 2004, charpenté, aux tanins souples, tout en bouche, parfumé (fraise des bois, mûre), de belle robe, qu’il faut savoir attendre. Excellent 2003, tout en bouche, bien parfumé (cerise confite, sous-bois), savoureux, un vin encore jeune mais qui commence à se fondre, à ouvrir sur une bécasse.

Domaines LAPALU Jean-Michel Lapalu et Patrice Ricard 1, rue du 19-Mars 33340 Bégadan Tél. 05 56 41 50 18 Fax. 05 56 41 54 65 e-mail : info@domaines-lapalu.com www.domaines-lapalu.com Pusieurs beaux crus ici, dont ce Médoc Château Patache d’Aux 2004, de couleur pourpre intense, aux notes de cassis mûr et d’épices, un vin puissant, aux tanins très harmonieux, de bouche complexe et persistante. Leur autre Médoc Château Lacombe Noaillac est de couleur profonde, avec beaucoup de structure, dense et ample en bouche, au nez complexe où prédominent les fruits frais, de charpente élégante, de garde naturellement. Beau Haut-Médoc Château Liversan 2004, d’une belle robe rubis prononcé, avec des arômes de framboise et de réglisse, dense, corsé, aux tanins bien mûrs, très réussi. Excellent Haut-Médoc Château Lieujean 2004, un vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, bien équilibré, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente très élégante, de bonne garde.

Château LES MOINES Claude Pourreau 33340 Couquèques Tél. 05 56 41 38 06 Fax. 05 56 41 37 81 Vignoble de 30 ha (75% Cabernet-Sauvignon, 25% Merlot, avec une moyenne d’âge des vignes de 26 ans, plantées sur une bande de calcaire riche en fossiles). Excellent Médoc Prestige 2004, élevé en barriques, qui allie finesse et structure, au bouquet concentré, de couleur profonde, aux nuances épicées, tout en bouche. Le 2003 est de couleur grenat intense, ample et parfumé, aux connotations de petits fruits mûrs (cassis, mûre) et d’humus, un vin corsé, ferme et persistant en bouche. Pour le plaisir, le Prestige 99, riche, parfumé, avec des tanins mûrs et une belle finale, de très bonne évolution.

Château PANIGON Mme Leveilley 33340 Civrac-en-Médoc Tél. et Fax. 05 56 41 36 27 Une réussite avec ce Médoc 2005, de bouche puissante et prometteuse, charnu, aux arômes de sous-bois et de fruits mûrs, riche. Le 2003, intense, au nez de fruits surmûris, est épicé, un vin persistant, charpenté, de bouche souple et bien corsée à la fois, de garde. Remarquable 2001, bien typé comme nous les aimons, très ferme, un vin tannique, de jolie robe, associant structure et élégance, tout en bouche, persistant, de garde.

Château PREUILLAC Jean-Christophe Mau Yvon Mau BP 1 33190 Gironde-sur-Dropt 33340 Lesparre-Médoc Tél. 05 56 61 54 54 Fax. 05 56 61 54 61 Dans ce cadre prestigieux, Jean-Christophe et son père, Jean-François Mau (voir Château Ducla, région Bordeaux), ont aussi ouvert une École du Vin, un concept original qui allie savoir et convivialité. “Nous utilisons Preuillac comme support pédagogique, explique Jean-Christophe Mau, pour de nombreux prescripteurs et distributeurs. Sa situation en plein cœur du Médoc, le cadre prestigieux, les chambres, les salons, les chais, les vignes... tout s’y prêtait. Nous élaborons nos programmes selon la demande.” En progrès constants, ce Médoc 2005, très bien élevé en barriques, au nez persistant de fruits mûrs et de cuir, d’un bel équilibre, un vin riche, aux tanins puissants, de belle garde. Remarquable 2004, au bouquet subtil et intense à la fois, aux notes de sous-bois et de fruits rouges mûrs, est de bouche ample et fondue. Le 2003, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, très structuré, avec des tanins soyeux, poursuit sa belle évolution.

Château ROQUEGRAVE M. Joannon 33340 Valeyrac Tél. 05 56 41 52 02 Fax. 05 56 41 50 53 e-mail : chateau.roquegrave@terre-net.fr Très bien classé, et c’est mérité. Beau Médoc 2004, de bouche classique, corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime riche, persistant, charpenté, au nez de fruits mûrs et d’humus, de très bonne garde. Le 2003 est ample, soyeux, très classique de ce millésime, ferme, très équilibré, un vin tout en bouche, très bien élevé. Le 2002 est tout en couleur et en matière, très typé, au nez subtil, avec ces notes très caractéristiques et très persistantes de fumé et d’épices. Très beau 2001, d’une grande harmonie en bouche, très parfumé (mûre, humus...), ample, séveux, généreux et persistant, aux tanins très équilibrés, d’une finale suave. Remarquable 2000, bien charnu, aux tanins souples et bien équilibrés, au nez intense (mûre, épices), de bouche harmonieuse. Aujourd’hui, on se fait plaisir avec le 99, avec ces arômes présents et subtils de fruits surmûris, ces notes de cannelle, un vin très harmonieux, aux tanins mûrs, très structuré, qui poursuit son évolution. Plus intense, plus complexe, le 98 est bien typé comme nous les aimons, très ferme, un vin tannique, de jolie robe, alliant structure et élégance, d’excellente évolution comme ce 96, avec ces notes très caractéristiques et très persistantes de fumé et d’épices, aux tanins puissants, un vin complet. Remarquable rapport qualité-prix-typicité, ce qui n’est pas rien.

Château SIGOGNAC Colette et Jacques Bonny 33340 Saint-Yzans-de-Médoc Tél. 05 56 09 05 04 Fax. 05 56 09 00 65 Un beau Médoc 2004, ample en bouche, riche en arômes de cassis et prunelle, au léger boisé fondu, fin et élégant, de bonne garde. Le 2003, de couleur grenat, aux tanins bien présents, riche en arômes, est intense au nez comme en bouche, aux tanins denses et mûrs à la fois. Le 2002, un vin marqué par les fruits noirs (griotte, pruneau), de bouche pleine, ample et veloutée, d’une belle matière. Excellent 2001, puissant et complexe, très harmonieux, gras, charnu, très typé, avec ces nuances de mûre et d’humus, de belle évolution. Le 2000 est tout en couleur et en matière, au nez subtil, avec ces notes très caractéristiques et très persistantes de fumé et d’épices, fortement tannique, un vin complet et gras, de garde. À noter un savoureux 99, bien charnu, aux tanins souples et bien équilibrés, au nez intense (mûre, épices), de bouche harmonieuse.

Château TAFFARD DE BLAIGNAN Henri Cadillac 10, route de Hontane 33340 Ordonnac Tél. 05 56 09 00 00 Fax. 05 56 09 04 28 e-mail : contact@taffarddeblaignan.com www.taffarddeblaignan.com Le vignoble s’étend sur 18 ha sur un sol argilo-calcaire relativement plat par suite des dépôts alluvionnaires des terrasses fluvio-marines de la fin du tertiaire (Merlot et Cabernet-Sauvignon à parts égales). Ce propriétaire sympathique élève soigneusement son Médoc 2005, coloré, riche au nez comme en bouche, tout en finesse, aux tanins présents et savoureux, légèrement épicé comme il se doit, charmeur, très prometteur. Beau 2004, d’un beau rouge profond, un vin volumineux en bouche, élégant et complexe, bien typé et classique. Le 2003, bien charnu, est complexe, d’une jolie robe grenat, aux tanins riches et souples à la fois, au nez persistant où dominent des notes de myrtille et d’épices. Le 2002 est de belle couleur, au nez de petits fruits rouges frais, de bouche corsée, ample et riche. Beau 2001, très bien élevé en barriques, charpenté, de bouche dense, aux tanins bien fondus, où s’entremêlent des notes de fruits rouges mûrs et de réglisse. Dans la lignée, son 2000, aux notes de sous-bois, très équilibré au nez comme en bouche, allie charpente et rondeur, avec des nuances de mûre, de garde. Le 99 se goûte très bien, parfumé, aux notes subtiles de petits fruits surmûris. Le remarquable rapport qualité-prix-typicité explique sa place enviable dans le Classement 2007.

jeudi 8 novembre 2007

Champagne : la nouvelle donne pour ne pas se tromper

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs (voir la Sélection de MILLESIMES), les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ai-je besoin de souligner que, autant que je puisse le savoir (certaines marques – caves coopératives ou négociants – cachant bien leur véritable identité), ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne aujourd’hui comme demain de la lessive… À quoi bon les soutenir ? Voici ce qu’il faut retenir :

Les Premiers Grands Vins Classés Il y a 22 maisons qui atteignent le haut du pavé cette année, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. On remarquera que la plupart sont des maisons familiales (certaines marques ne sont plus que des noms qui changent régulièrement de main), et qu’une seule coopérative y est présente. Les (très) grandes maisons historiques, qui ont su préserver, voire accentuer, leur suprématie qualitative, méritent un véritable “coup de chapeau”. Pas si facile pour Taittinger, Roederer ou Pol-Roger de rester au “top” depuis longtemps (ces grandes maisons sont souvent propriétaires d’importants vignobles et dirigées par des hommes pour lesquels la continuité patrimoniale prime, ceci expliquant cela), d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques réputées, il est de plus en plus difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de “prestige” à 200 ou 300 e, sans parler de certaines marques qui font des cuvées de base chères qui n’ont pas grand intérêt. Celles que nous mettons au sommet sont aussi des maisons qui réussissent remarquablement leurs “simples” cuvées, et ce n’est pas le plus facile.

Aux côtés de maisons incontournables (Charles Heidsieck, Alfred Gratien...), quelques autres atteignent les sommets, notamment pour récompenser un savoir-faire et/ou un rapport qualité-prix indéniable (Thiénot, Ellner, De Sousa, Veuve A. Devaux et Pierre Peters).

Trois autres sont à leurs côtés cette année : Geoffroy, Philipponnat, De Venoge. Ruinart est mis “entre parenthèses”, faute d’échantillons, et je le regrette, mais je me vois mal placer au sommet des cuvées que je n’aurais pu suivre. Chaque marque n’est bien sûr pas à “comparer” à une autre, et le tout est de rester maintenant à sa place. Il est donc impératif de suivre à la lettre la hiérarchie interne de ce Classement 2008, les Premiers des “Premiers” étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en sachant que le rapport qualité-prix prime et explique bien des choses, exceptions obligent : Krug, par exemple, atteint les sommets qualitatifs et des prix tout aussi majestueux (130 e environ pour la cuvée Réserve et 500 e pour le Clos du Mesnil) et je le mets pourtant en tête. C’est le meilleur (le rosé est formidable), selon moi, en faisant abstraction du prix, comme Petrus. De Telmont, lui, bénéficie avec la cuvée O.R. 1735 d’un rapport qualité-prix-plaisir exceptionnel (55 e). Ils sont tous les deux au sommet, et l’un comme l’autre le méritent bien sans être “comparables”. Tout aussi méritante, la savoureuse cuvée des Caudalies de De Sousa (50 e), et l’extraordinaire cuvée des Millénaires de Charles Heidsieck n’est “qu’à” 70 e. Le prix intervient donc logiquement dans cette hiérarchie, et cela explique que des maisons moins connues côtoient des marques plus réputées mais que des marques très réputées sont aussi à des prix très attractifs. C’est le plaisir qui compte, la régularité et... l’accessibilité.  Car les prix, cela compte, avec leurs différences : sur Internet, on trouve (vu en juin), la très belle cuvée D de Devaux à 27,90 e qui est beaucoup plus accessible en effet que l’exquise cuvée Grand Siècle de Laurent-Perrier à 69 e. Ce sont pourtant deux grandes cuvées qui méritent d’être au sommet, procurant chacune un plaisir réel, et il y a donc bien une notion de prix qui doit entrer en compte pour “classer” l’une et l’autre. Faut-il donc payer parfois 2, 5, 10 fois plus cher ? Vous seul pouvez être juge.

Les Deuxièmes Grands Vins Classés C’est vraiment une mine d’or pour les amateurs exigeants, passionnés par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Une hiérarchie forte se met également en place à l’intérieur de cette catégorie, les Premiers des “Deuxièmes” étant aussi intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Deuxièmes”, et ainsi de suite. 

Quand je déguste leurs cuvées, notamment “à l’aveugle”, j’hésite à chaque fois de faire passer un bon nombre de ces propriétaires au sommet (ils ont un *), notamment ceux qui sont dans le peloton de tête de cette hiérarchie, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative exemplaires à des prix remarquables (Paul Bara, J-M. Gobillard, Robert Moncuit, Gonet-Sulcova, Charles Mignon, Bonville, Coulon, Delaunois, De Lozey, Lombard, Prin, Gaston Chiquet, Sanchez Rutat..), un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, avec l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage.

À leurs côtés, très proches qualitativement (voire meilleurs selon les cuvées), ceux qui bénéficient également de rapports qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent prétendre aux plus hautes places (Collard-Picard, Pierre Arnould, Hamm, Bonnaire, Mandois, Ralle, Drappier, Gimonnet, Lancelot-Pienne, Pierre Mignon, Leclerc-Briant, Jacques Busin, Legras et Haas, Bourgeois, Laurent-Gabriel, Fleury, Collard-Chardelle, Michel Lenique, Daniel Caillez, Maurice Vesselle, Bardoux, Pierre Gobillard, Waris-Hubert, Prévoteau-Perrier, Charbaut, Jean-Marc Charpentier...).

Quelques coopératives travaillent remarquablement (Vincent d’Astrée, Beaumont des Crayères, Clérambault, Charles Collin, Albert de Milly...) et peuvent être fières de signer de telles cuvées. Elles font frissonner, à juste raison, des marques beaucoup plus connues qui ne sont qu’une façade sur l’étiquette ou des vignerons imbus d’eux-mêmes, multipliant des cuvées sophistiquées navrantes...

À la suite, une bonne centaine de maisons, caves et vignerons, fer de lance de l’exceptionnelle révolution qualitative qu’a connue la Champagne depuis 30 ans, chacun avec sa spécificité, chacun pouvant mériter mieux...

Les Troisièmes Grands Vins Classés La plupart devraient monter dans la catégorie supérieure, et sont en position “d’attente”, car leurs cuvées n’ont pas encore pu être suivies sur plusieurs années. Le rapport qualité-prix est très abordable, avec des bouteilles qui se font parfois un malin plaisir de détrôner des marques plus connues dans les dégustations.

lundi 22 octobre 2007

Un vrai vin, sinon rien !

Cela fait 28 ans (vous lisez bien, mais c’est vrai que j’ai débuté bien jeune dans ce monde envoûtant du vin) que j’écris, goûte, écoute, apprécie tel ou tel, rigole d’un autre, oublie untel, etc…

En fait, j’ai de la mémoire. Elle me fait respecter les fidèles, sourire de quelques-uns, savoir ce que certains font de leur vin (ou y mettent), et ranger ces cases dans ma tête comme il le faut pour les réactiver.

J’ai connu, et connais, pas mal de monde : des hommes (et des femmes, bien sûr) formidables, dont la relève n’a jamais (hélas) été assurée, le saut des générations (vous savez : celle qui crée, celle qui gère, la troisième qui dilapide) étant souvent bien réel, d’autres inintéressants, d’autres encore, passionnés et passionnants, avec qui c’est toujours un plaisir de “boire un canon”, plus de 20 ans après, etc.

La puissance du Guide, de Millésimes et désormais notre présence sur Internet (*) font bien sûr des envieux, mais il semble que cela soit typiquement français. Les dés étaient pourtant bien jetés.

En fait, à la cinquantaine, le bilan et les projets sont clairs : je n’ai pas failli à mon instinct profond de défendre encore et toujours les hommes et les femmes, du plus grand au plus modeste, qui sont attachés, comme moi, comme mon équipe (ma famille, devrais-je écrire), à extraire de leur terroir une quintessence à la fois naturelle et spirituelle, loin des artifices et des modes passagères. Si j’aime le vin, j’aime aussi ceux qui l’élèvent, je pense à eux quand je débouche leur bouteille, je partage ce plaisir, et c’est ce qui compte. Les “frimeurs”, les vins marchands, les produits “putassiers”, je les combats ou j’y suis indifférent, voilà tout.

Aujourd’hui, donc, nous confortons et renforçons, comme nous l’avons toujours fait (l’audace du 1er Guide de ce genre comme celle d’avoir investi sur le net, bien avant les autres) Millésimes et le Guide (sa prochaine édition sera “dure” sur le plan éditorial, assortie d’une maquette moderne que la direction d’Albin Michel et moi-même avons approuvée avec enthousiasme), nous poursuivons notre développement dans ce média fondamental, Internet, où nos “concurrents” ne risquent pas de rattraper ce que nous avons réalisé (**). Le site de Millésimes est déjà l’un des plus importants dans son domaine, et nous allons le traduire en langue américaine, tout d’abord, puis, certainement, en langue espagnole, ce qui nous donnera une dimension mondiale, une présence sur tous les continents, et un lectorat potentiel de plusieurs centaines de millions d’internautes, ce qu’aucune édition “papier” ne peut envisager. Des faits, pas des paroles !

Et puis, cette année, je vais -enfin- prendre le temps d’écrire mes romans, en tout cas au moins un, toujours édité chez Albin Michel, confiance oblige. Des livres dont le synopsis se trame depuis longtemps. Bien sûr, il y aura, dans l’un, une part importante de ma conscience (le monde de la terre qui m’est cher devrait y avoir sa place, indirectement certes), et, dans l’autre, le script (mais je ne vous dévoilerai pas grand chose) s’oriente vers un thème qui m’est tout aussi intime, les grandes civilisations antiques, une saga, historique mais bien actuelle, où l’Orient rejoindra l’Occident. En fait, l’année 2007, devra donc m’occuper à temps plein.

En parallèle, profitons de ce nectar que sait être le vin, où, comme en littérature, l’esprit rejoint la matière… Il y a un millier de vignerons exceptionnels dans ce numéro, à qui nous sommes fidèles, et qui nous le rendent bien, et cela vaut tous les écrits du monde.

Acheter Millésimes en direct

Acheter le Guide

jeudi 18 octobre 2007

20 sur 20 ? mon nouveau blog perso qui note mes coups de cœur...

Je me fais plaisir, et j'y aborde pratiquement tous les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d'Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard "Madrange" aux Blacks), ce qui nous met mal à l'aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les voitures à Paris, les vins Californiens, le scandale d'EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j'aime bien), Lawrence d'Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne...), Ségolène Royal, BHL, Clearstream, la TVA des restaurateurs, les ministres, l'iPhone, Vuitton, les Echecs, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé, Santini, Juppé, Bayrou ou Jospin), Ibiza, de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), de beaux vins..., des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Cervantes, Imagine et My Sweet Lord en live...), les vins de Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Parker, Citadelles du Vin...), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Alamut, Vargas Llosa, Tourbillon...), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les copeaux de bois, le Champagne, l'astronomie, les grèves, voir et revoir Keyser Soze... le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s'informer sur 20 sur 20 ?

mercredi 17 octobre 2007

Les Classements des meilleurs vins

Lorsque, en 1985, j’ai été le premier à remettre en cause le « fameux » Classement des vins du Médoc, qui datait de 1855, cela avait créé quelques sautes d’humeur et de nombreux soutiens. Il m’a semblé ensuite logique de développer des classements pour toutes les régions de France, pour la grande majorité des appellations.

En revanche, et c’est contraire à la mode actuelle (et donc passagère), je me suis toujours refusé à « noter » un vin. La raison est simple : c’est pour moi une négation de ce « Sang de la Terre et du Ciel » que de l’affubler d’une note. Ce serait oublier la main de l’homme et la dimension humaine et subjective du vin. Faire cela, c’est comme si on notait un acteur de cinéma ou des peintres contemporains de 1 à 20. C’est une facilité pour attirer le chaland, qu’il me serait simple d’appliquer si je ne respectais pas autant les vignerons, que j’aime rencontrer car ils ont aussi leur importance (convivialité, passion…). Mes Classements évaluent les meilleurs rapports qualité-prix-plaisir. Ils tiennent compte de tous les producteurs : vignerons, négociants et caves coopératives. Ils sont ouverts à tous.

Pour mes Classements, trois points sont à retenir : 1 – Mes Classements ne sont pas figés et contiennent une hiérarchie interne. 2 – L’évaluation d’un cru se fait sur de nombreux millésimes. 3 – Chaque Classement est propre à une région. Mes Classements ne sont pas figés et ont une hiérarchie interne - Les 1ers grands vins classés Le sommet, même il s’agit de « comparer » non plus uniquement l’image de marque mais une réelle et très grande régularité qualitative. Aux côtés de crus incontournables, quelques autres atteignent des sommets, notamment pour récompenser un savoir-faire et un rapport qualité-prix indéniable. Il est impératif de suivre la hiérarchie interne de chaque classement, les premiers des Premiers Grands Vins classés étant supérieurs aux autres Premiers. - Les 2es grands vins classés C’est la catégorie qui réserve le plus de surprises, et les coups de cœur y sont nombreux. À elle seule, cette catégorie est une véritable hiérarchie, et de nombreux producteurs y évoluent selon les derniers millésimes ou cuvées dégustées. Aux côtés de certains « grands » crus (ou marques) historiques qui parviennent à se maintenir au plus haut niveau (c’est surtout le cas à Bordeaux, en Bourgogne et en Champagne), plusieurs vins moins connus y figurent, grâce à leur régularité qualitative et un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Certains vins de cette catégorie peuvent d’ailleurs prétendre atteindre des sommets, et d’autres méritent largement leur place grâce à un rapport qualité-prix-typicité exceptionnel, même s’il faut savoir aussi respecter la hiérarchie interne de cette catégorie. En tout cas, de grandes valeurs sûres, et l’on peut noter que certains domaines, dont la notoriété n’existait pas il y a quelques décennies, parviennent, chacun dans sa catégorie, à s’imposer et à devenir incontournables. - Les 3es grands vins classés C’est une position « d’attente » où l’on trouve des vignerons qui élèvent des crus qui n’ont pas été suffisamment dégustés et qui peuvent détrôner des vins plus connus dans les dégustations à l’aveugle. Ces producteurs peuvent donc monter en grade, bénéficiant d’un *. D’une manière générale, le fait même d’être dans ces Classements implique une haute tenue qualitative. Les vins ne sont intrinsèquement pas comparables, le Classement ne fait donc que les situer les uns par rapport aux autres, selon l’évolution des millésimes. Les « premiers » des Deuxièmes Grands Vins classés, par exemple, sont très proches de la catégorie Premiers Grands Vins classés. Il faut donc bien sûr tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand cru, sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre cru, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix est excellent. Cela ne remet bien entendu pas en cause le très haut niveau qualitatif du vin le plus réputé (et donc le plus cher). Dans tous les cas de figures, certains vins classés peuvent mériter mieux dans des millésimes précis comme 2004, 2003, 2002 ou 2001 (ils sont indiqués alors par un *).

Voir la suite

Voir Les Classements

samedi 13 octobre 2007

Nos vins ont du talent

Pour Patrick Dussert-Gerber, depuis 28 ans, le vin est une entité à part entière qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, le ciel et la terre, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, la poésie et le savoir, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)… Il faut respecter à la fois une culture et une éthique. Il faut rester humble devant les dégustations, sincère face à ses convictions, défendre tous ceux qui s’attachent à élever un vin digne de ce nom avec passion et convivialité. Dans cette optique, il y a peu de place pour la frime ou l’arrogance. Le vin, c’est donc le reflet d’un état d’esprit, et d’une éthique, technique et morale. Le reste, l’osmose inverse à outrance, les concentrateurs, le surboisage… c’est du dopage, et du blabla.

Brigitte Dussert : vous aimez beaucoup l’Alsace et ses vignerons. Les vins ont-ils évolué ?

Patrick Dussert-Gerber : l’Alsace est une région toujours aussi forte qui ne rencontre pas de difficulté particulière. Il faut quand même dire que, depuis quelques années, on dégustait des vins plus douceatres avec beaucoup moins d’acidité. Deux paramètres pour l’expliquer : soit c’est l’évolution climatique qui donne des vins plus doux et moins acides et là c’est logique dans des millésimes comme 2003 ou 2005, soit c’est une volonté délibérée ou une mode. Si c’est le cas, attention au risque de dépersonnaliser ces crus. Un Riesling ne doit pas être suave mais, au contraire, bien sec, et l’acidité est nécessaire pour l’équilibre et la typicité de ces vins. J’affectionne particulièrement l’Alsace (quelques origines d’Andlau), la bonne humeur des vignerons, le plaisir de pousser la porte d’un winstub, bref, celui de partager l’amour du vin. Je connais parfaitement le vignoble et il y a un bon nombre de producteurs que j’estime et soutiens depuis mon premier Guide, ce qui ne nous rajeunit pas (Gresser, Schléret, Hauller, Berger, Klein, Jung, Schaeffer-Woerly, Haegi, Rolli, Dussourt, Reinhart, Materne Haegelin…) et d’autres, découverts il y a une dizaine d’années comme Odile Weber, Ruhlmann, Beck, Engel, l’exemplaire Cave de Hunawihr…

Lire le point sur les autres régions

Voir le Site

samedi 29 septembre 2007

Le Champagne est unique

((http://millesimes.fr/photos/54.jpg Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ai-je besoin de souligner que, autant que je puisse le savoir (certaines marques – caves coopératives ou négociants – cachant bien leur véritable identité), ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne aujourd’hui comme demain de la lessive… À quoi bon les soutenir ?

jeudi 27 septembre 2007

Domaine Prieur-Brunet

En digne représentante de la 7e génération, Dominique Uny-Prieur, secondée aujourd’hui par son fils Guillaume (8e génération), poursuit une politique qualitative familiale exemplaire, qui met en avant une véritable philosophie du travail et de l’élevage des vins.

- page 1 de 2